Fédération Des Syndicats Unitaires

 

SNUI - SNUCCRF - SNUDDI - SU. AU TRESOR - SUI - SUD ADMINISTRATION CENTRALE MINEFI - SUD CDC

 

 

Paris, le 12 juin 2003

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A la suite du CNAS prospectif du 27 février, les fédérations des Finances et de l’Industrie ont engagé une campagne de pétitions, visant à dénoncer le virage amorcé par la DPMA. Les premières atteintes portent sur le secteur Vacances-Loisirs et Tourisme social.

 

Compte tenu du contexte social actuel, et de l’absence de dialogue, la FDSU ne tient pas à cautionner des décisions d’ores et déjà prises (remise en cause des prestations sociales existantes). Pour notre fédération, siéger au CNAS dans ces conditions ne revêt aucun sens, et ne correspond pas à notre conception du fonctionnement des instances paritaires.

 

La FDSU s’est toujours fait l’écho des revendications des agents et de ses représentants qui siègent en CDAS : pour elle, l’action sociale c’est avant tout la prise en considération des besoins des agents qui composent le Ministère.

Or, la politique actuellement menée par la DPMA va dans le sens contraire : l’administration place en priorité ses propres intérêts. Cette tendance a d’ailleurs été confirmée lors du groupe de travail logement social. Sous prétexte d’une non attribution efficiente des grands logements, l’administration veut purement et simplement supprimer leur réservation. En fait, cette décision sert l’approche managériale que l’on veut donner à l’action sociale. Rendre le ministère attractif, dans l’approche de la DPMA, c’est pouvoir proposer à de jeunes agents uniquement des logements de petite taille, et surtout pour des durées limitées. Pour M. Soumet, directeur de la DPMA, les choses sont claires : la rotation des logements doit s’accroître et pour ce faire, la meilleure solution est d’exclure les retraités de la prestation. En définitive, l’optique est d’opposer actifs et retraités (diviser pour mieux régner, faire le parallèle avec la réforme des retraites, public contre privé), tout en sachant pertinemment que personne ne pourra être totalement satisfait, les moyens n’étant pas au rendez-vous.

 

Pour toutes ces raisons, participer au CNAS, sous prétexte d’une concertation de façade, pour une fédération responsable comme la FDSU, ne présente aucun intérêt.

 

En ce sens, les fédérations du Minéfi ont adressé le communiqué suivant au directeur de la DPMA.


 

FDSU - CGT - FO - FSAFI

POUR UNE AUTRE POLITIQUE DE L'ACTION SOCIALE !

 

Les Fédérations FDSU, CGT, FO, FSAFI ont décidé de ne pas participer au Conseil National de l'Action Sociale, convoqué le jeudi 12 juin 2003. Cette journée est un nouveau temps fort de la mobilisation contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.

Depuis plusieurs mois, les personnels du Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie participent de manière massive à des mouvements de grève et de manifestation.

Dans ce contexte, marqué par ailleurs, par l'absence d'ouverture de négociations sur les traitements et l'annonce de non-remplacement d'un départ en retraite sur deux.

Ils exigent une autre réforme des régimes de retraite et l'ouverture de réelles négociations au Ministère sur leurs exigences revendicatives dont l'action sociale constitue une dimension forte.

De plus, ce CNAS a manifestement pour objet d'entériner les mesures régressives envisagées par le Ministère dans le domaine de l'action sociale :

 

-augmentation inacceptable des tarifs colonies de vacances pour les quotients    familiaux les plus bas,
- forte augmentation des tarifs du tourisme social,
- suppression des séjours linguistiques dès 2004,
- diminution des taux de réduction pour les familles envoyant plusieurs enfants,
- détérioration des politiques du logement social de la restauration collective.

Ces orientations n'ont fait l'objet d'aucune concertation. Le Ministère pratique manifestement la politique du fait accompli. Il reste sourd aux observations des représentants du personnel malgré une pétition signée massivement par les agents du MINEFI.

Les fédérations estiment qu'elles ne peuvent être les spectateurs de la régression sociale au MINEFI.

Cette situation est inadmissible. Les personnels et leurs organisations syndicales n'acceptent pas une telle dégradation.

C'est pourquoi les Fédérations des Finances et de l'Industrie exigent :

-      l'ouverture de réelles discussions concernant l'évolution et l'avenir de l'action sociale au Ministère,
- que des moyens budgétaires suffisants soient affectés à la mise en œuvre d'une action sociale de haute qualité, répondant aux besoins et aux attentes des personnels.

Paris, le 11 juin 2003

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