du 6 février et du 4mars 2004
Le
CTPC DARPMI/DRIRE s’est déroulé en deux séances le 6 février et le 4 mars 2004,
pour la simple et bonne raison que la DARPMI n’a pas trouvé mieux que de
convoquer ce comité un vendredi après midi avec, inscrits à l’ordre du jour,
pas moins de neuf points: comme
l’externalisation des contrôles techniques, l’avenir des DRIRE etc.. (voir déclaration liminaire du
SUI en ligne sur le site)
Bien
entendu, le 6 février 2004 n’a pas suffi à traiter tous les sujets.
Séance du 6 février
2004 : Présidée
par le DARPMI : M Jean Jacques DUMONT
Le
CTPC a commencé vers 14 h 15 par une
intervention préliminaire du Président qui a constaté, suite aux remarques de
certaines O.S, dont le SUI, que l'ordre du jour initialement prévu et
comportant 9 sujets était trop copieux pour être traité ce vendredi après-midi.
Dans
la confusion la plus totale et dans un brouhaha général, le Président a proposé
qu'un autre CTPC soit programmé à une date à définir.
Les
différentes O.S ont lu leurs déclarations liminaires.
Pour
faire court, elles critiquent toutes la réelle volonté de dialogue de
l'administration.
Le
Président s’est montré outré par la déclaration du SUI mettant en valeur,
notamment la transparence de notre Secrétariat d'Etat à l'Industrie,
l'évanescence du MEDD et les préoccupations diverses actuelles du Premier
Ministre,(c'est un crime de lèse-majesté!).
Le
Président est alors revenu sur l'organisation de la réunion elle-même en
proposant l'ordre du jour suivant:
1.
approbation
de l’ordre du jour et du procès verbal de la dernière réunion du 5 février
2003
2. textes
sur la création de la DGE (Direction Générale des Entreprises)
3. Plan
de Modernisation de l'Inspection des Installations Classées
4. la
réforme de l'état
5. réorganisation
des DRIRE
S'en
est suivi un long débat sur la date du prochain CTPC.
Enfin,
de ce débat est sorti une date: le 4 mars de 9 h 30 à 17 h 30 pour traiter des
sujets non abordés ce jour.(Il est déjà 15 h 30, quelle brillante
organisation!).
L'heure
de fin de réunion a été définie à 17 h 30.
Le
CTPC a donc réellement commencé plus d'une heure après l'heure prévue.
1. L’ordre du jour et procès verbal du
précédent CTPC ont été adoptés par tous.
2. Le Président a alors exposé l'organisation
de la nouvelle DGE (Direction Générale des Entreprises).
Il
en ressort que, si l'exposé n'est pas clair, il est clair que la DARPMI
disparaît et qu'elle perd son rôle de Direction Générale dans la nouvelle
entité. Adjointe au Directeur Général de la DGE, elle devient la DARQSI
(Direction de l’Action Régionale, de la qualité et de la Sécurité Industrielle)
issue de la fusion DIGITIP/DARPMI.
Le
personnel technique sera géré par la DARSQUI, sous la tutelle
de la DPMA.
Le
Président a affirmé que la nouvelle organisation ne changeait pas grand chose à l'actuelle organisation, notamment au niveau
des DRIRE.
La
création de la DGE ne touche principalement que l’administration centrale. La
seule différence pour la défunte DARPMI, c'est qu'elle perd le pilotage du
développement industriel (décentralisation - une mission de plus de perdue).
De
nombreuses questions furent posées sur les liaisons entre cette nouvelle
Direction avec la DARQSI et l'organisation des 8 pôles régionaux dans le cadre
du projet de décentralisation.
Devant
l'opacité de l'exposé, les OS ont demandé, à maintes reprises,
qu'un organigramme lisible et compréhensible par tous soit établi.
Il
n'a pas été donné de réponse franche à cette demande.
Un
vote sur l'approbation de ce texte a vu
l'administration se prononcer pour et les O.S s’abstenir.
3. Le Président a donné la parole à Mme Dupuis
de la DPPR (Environnement) pour la présentation du programme de modernisation
des Inspections des Installations Classées.
Les
objectifs sont clairs. Ils sont tout à fait dans la logique de "Bercy en
mouvement" repris par le MEDD.
Ce
sont les suivants:
- Obtenir une meilleure adéquation entre
l'ensemble des missions, telles que définies dans la charte de l'inspection des
installations classées et les moyens dont elles disposent.(missions
moyens)
- Accroître la transparence de son action
auprès des tiers (clients).
- Renforcer la cohérence des décisions
prises sur l'ensemble du territoire. (Unicité et égalité du traitement des
affaires)
- Offrir aux inspecteurs un cadre clair sur
l'exercice de leur métier à moyen terme et réaffirmer la responsabilité
collective de l'inspection.(clarification des tâches
et responsabilisation des agents)
En
résumé:
Mettre
en place un pilotage, une méthodologie, une organisation, une formation et une
information.(de fait mettre en place un système
qualité sans dire son nom)
Un
débat a eu lieu pour que ce CTPC soit déclaré compétent à voter sur ce plan.
Après une fin de non recevoir du Président, il a bon gré mal gré accepter un
vote.
Les
OS ont voté contre ce plan le jugeant insuffisant, précisant qu’à l’horizon
2008, il conduira à une privatisation des inspections des installations
classées.
De fait, ce renfort ne sera
que de deux cent puisque les deux cents autres seront constitués par un
redéploiement d'effectifs interne (au niveau du MEDD).
Mme
Dupuis a reconnu que le programme proposé était ambitieux et que les moyens
prévus mis en place pourraient être suffisants, moyennant des gains de
productivité et des modifications de la nomenclature des IC. Elle a affirmé par ailleurs qu'il fallait
amplifier l'externalisation de certaines tâches de contrôle systématiques.(implication de plus en plus forte des bureaux d'étude,
l’administration n'intervenant qu'en deuxième niveau).
A
ce moment là, Mme Dupuis nous a informé qu'elle avait reçu une OS pour parler
de cette évolution de l'IIC (je ne donne pas le nom de cette O.S., c'est
toujours la même qui entretien des relations très intimes avec
l'administration).
Le
SUI et la CFDT ont manifesté aussitôt leur surprise face au régime de faveur
réservé à cette OS.
Ils
ont également affirmé que pour assumer une meilleure inspection des IIC, il aurait été très judicieux de proposer
aux 500 agents provenant
des
contrôles techniques de poids lourds des missions de surveillance des IC qui, à
ce jour, ne sont pas réalisées. (Mme DUPIS a noté la demande).
Le
Président a affirmé que les tâches relevant de l'IIC
nécessitaient un personnel de haut niveau et spécialisé dans ce domaine cadres
A principalement).
Il
résulte de tout cela que l'état se désengage des tâches de contrôle de premier
niveau (mise en place chez les industriels de systèmes normalisés ISO 9000 et
ISO 14000)pour assurer un contrôle de deuxième niveau tout comme dans les
contrôles techniques : véhicules, APG, métro, etc..). Il faut noter que pour
les installations à hauts risques, il existe déjà des systèmes de gestion de la
sécurité vérifiés par la DRIRE. Il suffit de généraliser pour les autres
établissements.
En
conclusion, via la qualité, la date du 1er janvier 2008 sera
capitale pour le cadrage de l'activité environnement; en effet elle déterminera
ce qui restera à l'état et ce qui sera délégué.(en
fonction des résultats objectifs atteints avec le personnel existant).
4. Le Président s’est contenté de lire le
dernier projet de circulaire traitant de la réforme de l’administration
territoriale de l’Etat dont les objectifs essentiels sont:
-
simplifier
l’organisation administrative en région en constituant un état-major resserré
autour du préfet de région;
-
conforter
l’échelon régional dans l’animation et la coordination des politiques de l’Etat
tout en permettant une meilleure rationalité des moyens utilisés.
Pour
ce faire, 8 pôles fonctionnels seront créés, relatifs:
-
à
l’éducation et à la formation
-
au
développement économique
-
au
transport et à l’aménagement
-
à
la santé publique et à la cohésion sociale
-
à
l’économie agricole et au monde rural
-
à
l’environnement et au développement durable
-
au
développement de l’emploi et à l’insertion professionnelle
-
à
la culture
Les
DRIRE seront concernés par deux des pôles; pour les missions environnement par
le pôle "environnement et développement durable", pour les missions
de contrôle et le DI par le pôle "développement économique".
5. Le
Président a présenté la réorganisation des DRIRE en rappelant que :
- la
perte des contrôles techniques et du DI,
-
le
renfort en personnel dans le cadre des inspections des installations classées,
-
la
montée en puissance de la radio protection,
-
le
projet de décentralisation,
Conduisent
à réfléchir sur l’évolution des DRIRE dans les années à venir.
La
DARPMI propose la création d’un groupe de travail sur le sujet.
Les
OS se montrent favorables à une telle initiative.
Séance du 4 mars 2004: Présidée par le DARPMI, M Jean
Jacques DUMONT
Le
Président a ouvert la séance à 9 h 45 mn, en rappelant les points de l'ordre du
jour maintes fois modifiés.
L'UNSP-F.O a alors demandé que le point concernant le régime
indemnitaire des corps techniques, prévu dans les questions diverses, soit
abordé dans un point de l'ordre du jour. Le Président et les O.S n’ont pas
formulé d'observation à ce sujet.
L'UNSP-F.O a alors fait une déclaration liminaire fortement
influencée par le discours récent de Gilles de Robien (Ministre de
l'équipement)concernant la prise en compte du risque industriel dans les
nouvelles missions de son ministère autres que les risques naturels.
Le
SUI n'a pas fait de déclaration liminaire considérant que ce CTPC est la suite
de celui du 6 février.
Le
Président, pour répondre aux inquiétudes de l'UNSP-F.O
a déclaré qu'il fallait rester vigilant, mais que pour lui c'était un honneur
d'être désiré. C'était une preuve de la reconnaissance de la qualité du service
rendu par les DRIRE.
Mme
Dupuis de la DPPR a alors affirmé que, du fait de la nouvelle loi sur les
risques majeurs, la DDE et les DRIRE devaient de plus en plus travailler en
commun.
Le
Président a rajouté qu’en fait le Ministre de l'équipement s'intéressait à la
départementalisation des missions des DDE.
Le
président a alors proposé l’ordre du jour suivant:
1.
Approbation
de l’ordre du jour
2. Approbation des PV des CTPC
du 16 mai 2002, du 2 juillet 2002 et du 6 février 2003
3. Organisation de l’astreinte
dans les DRIRE
4. Notation/Evaluation
5. Externalisation du contrôle
technique des véhicules VT 2005
6. Réforme de l’Etat
7. Régime indemnitaire des corps
techniques
8. Questions diverses:
-
budget
2004
-
point
d’avancement de la démarche qualité
-
chartre
de l’usage des technologies de l’information et de la communication
-
présentation
du document d’orientation de la formation 2004-2005
-
plan
de modernisation des activités dans les DRIRE
-
évolution
des statuts des corps techniques
1.2.
Le Président a demandé l'approbation de l’ordre du jour et des P.V. des CTPC du 16 MAI 2002, du 02 juillet 2002, du 06
février 2004.
Ils
ont été adoptés par toute l’assemblée.
3. Organisation
de l’astreinte
En résumé pour faire court,
le groupe de travail qui s'est réuni à plusieurs reprises et qui a proposé dans
sa conclusion une vision de l'astreinte en DRIRE n'a servi à rien puisque sa
conclusion n'a pas été retenue. L'astreinte
reste organisée suivant le bon vouloir de chaque DRIRE.
Les
OS unanimes ont voté contre. L'administration unanime a voté pour.
4. L'évaluation notation a été abordée de
la même façon. La nouvelle circulaire du ministre malgré une opposition unanime
des O.S sera appliquée. M Francis Mer y attache beaucoup d'importance.
Le
SUI a fortement fait part de son opposition à cette nouvelle circulaire,
rappelant que son application conduira, notamment, à plus d’injustice et à
détruire le climat social en « montant » les agents les uns contre
les autres.
5. VT
2005.
Le
plan avance comme prévu.(réunion d'information, cellules
d'écoute, reclassement,..)de telle façon que le
planning initial soit tenu.
Le
décret concernant la modification du code de la route pour la prise en compte
de la privatisation du contrôle technique PL passera le 16 mars en section T.P. pour validation au niveau du ministère des transports.
Les arrêtés suivront.
Le
SUI A FAIT UN CERTAIN NOMBRE DE REMARQUES qui sont les suivantes:
-
Disparités du message suivant les régions
-
Rappel de la situation exceptionnelle
-
Piste transport? Nouvelles pistes?
-
Plan de qualification TSIM?
-
Passage progressif des centres au privé va entraîner des surcharges de
travail pendant la
période de transition
L'UNSP FO, présente en grande délégation (experts, personnels
administratifs, ingénieurs) au total + de 20 personnes, a posé de nombreuses
questions sur les conséquences de la perte des contrôles techniques des P.L.
Le
Président a même été surpris des questions posées et a dit ne pas comprendre
les questions posées qui avaient déjà des réponses depuis l'année dernière
(notamment au niveau des personnels administratifs, experts, ingénieurs,
techniciens).
Il est manifestement évident
que l'UNSP/FO arrive après la bataille et qu'il
aurait été plus efficace qu'elle se réveille auparavant.
Maintenant
qu'elle se rend compte (surtout le SNIIM) de l’ampleur de la tourmente, elle
tente de réagir à posteriori !
Une
longue conversation s’est alors engagée entre les ingénieurs UNSP/FO et le
Président qui tentait de faire comprendre que «tout était ficelé».
Il
a même tenté d'expliquer à un ingénieur, la différence entre poste budgétaire
et poste physique pendant au mois 3/4 d'heure, à propos du transfert du D.I. aux régions.
L'UNSP/FO a ensuite, par une longue intervention, parlé des
régisseurs des recettes qui vont perdre de l'argent puisque recevant des primes
sur la collecte des diverses taxes encaissées par les DRIRE. Le Président a
répondu que leur situation sera étudiée et qu'avec l'arrivée de la LOLF il n'y
avait pas de souci à se faire au niveau de l'emploi, puis il a conclu en
rappelant que:
- 250
experts resteront en DRIRE et 250 partiront,
- les
secrétaires resteront en DRIRE, pour celles qui le souhaitent,
- les ingénieurs et techniciens devront
bouger puisque les contrôles techniques de premier niveau disparaissent.
6. Le
Président a alors abordé la réforme de l'Etat
Il
a annoncé la création des 8 pôles régionaux et des expérimentations qui se
profilent pour déterminer la future appartenance de la DRIRE à un pôle unique.
Il
a rappelé que la DRIRE appartiendra à 2 pôles: le pôle "économique"
et le pôle "environnement".
Il
a informé l'assistance des expérimentations réversibles à venir :
DRIRE+DIREN, DRIRE+DRTEFP+DRCCRF.
Quatre
DRIRE seront pilotes.
Le
SUI a alors déclaré que les informations devaient être données en direct
à chaque agent et non par la voie hiérarchique.
7. Ce sujet a fait l’objet d’un dialogue quasi
exclusif entre l’administration et l’UNSP/FO (SNIIM)
qui n’a cessé de défendre les privilèges des catégories les plus
« défavorisées » à savoir les ingénieurs, en comparant leur régime
indemnitaire à celui de leurs collègues du Ministère de l’Équipement!
Bien
entendu, le SUI a dénoncé ce pseudo débat.
8. Les questions diverses ont
fait l’objet d’un balayage ultra rapide des points prévus.
- Sur le budget 2004, il faut noter que les
éléments présentés par l’administration (grilles, prévisions etc..)
comportaient des erreurs. Toutefois le SUI a constaté que les restrictions
budgétaires déjà appliquées en 2003 se poursuivaient. L’administration s’est
engagée à présenter de nouvelles données à jour.
- La démarche qualité semble au point mort,
d’autres sujets plus urgents occupent notre Direction.
- Une présentation de la nouvelle chartre de
l’utilisation des technologies de l’information et de la communication a été
faite. Elle semble plus contraignante que la précédente pour les utilisateurs
de la messagerie.
Pour
ceux que cela intéresse, le SUI la tient à votre disposition.
- Les orientations relatives à la formation
pour 2004-2005 sont les suivantes:
-
Accompagner
les évolutions (des agents, des métiers),
-
Donner
la priorité à un cursus de formation initiale dans chacun des métiers des
DRIRE,
-
Renforcer
le professionnalisme des agents,
-
Favoriser
le développement personnel et accompagner la gestion de carrière,
-
Améliorer
l’efficacité collective des équipes de travail,
-
Rapprocher
la formation des agents,
-
Corriger
la situation des « exclus » de la formation,
-
Moderniser
le dispositif global de la formation.
Le
SUI a rappelé l’importance qu’il attache à la formation pour tous.
En
conclusion, ce CTPC, qui sera peut-être le dernier DARPMI/DRIRE, n'a pas
apporté grand chose de nouveau par rapport à ce que
nous savions déjà.
Il
démontre que les DRIRE se retrouvent sur une mer très agitée et que les cadres
de l'équipage (surtout les ingénieurs qui pratiquent du sauve qui peut
principalement pour eux) sont prêts à abandonner le navire. Comme d'habitude,
ils comptent bien abandonner le bateau en le laissant couler avec le reste de
l’équipage.
Voilà
ce que le SUI retient de ce CTPC où l'administration affirme qu'elle ne sait
rien.
C'est
une atmosphère qui annonce, à terme, la mort du réseau DRIRE.