
GT réorganisation des DRIRE
Compte rendu du 12mai 2006
Ce
groupe de travail a été mis en place suite aux vives réactions émise par les
représentants du personnel lors du dernier CTPS DARQSI/DRIRE du mois de mars
dernier.
Ont
participé à cette réunion :
-
pour
l’administration : Madame Bonneville (MEDD)
et Messieurs Vallet, kopaczewski,
Bayo ( DARQSI)
-
pour
le SUI : Madame Craipeau et Messieurs Frileux, Godineau, huet et Longe
D’entrée
de jeu, l’administration fait savoir qu’elle souhaite un consensus global sur ce
dossier afin qu’un vote ait lieu sur ce document au prochain CTPS du 1er
juin.
Cette
note d’orientation générale a été présentée comme un cadrage national de
principe, laissant toute latitude aux DRIRE pour décliner ses spécificités dans
chaque CTPR respectif.
L’administration
présente une organisation-cible en relief avec des DRIRE-site,
responsable d’activités et les donneurs d’ordre, et une hiérarchisation entre
d’une part les échelons régionaux avec un développement du niveau
inter-régional et d’autre part les échelons départementaux de proximité.
Il
s’agit de favoriser le travail en « équipe » et d’organiser une
synergie des compétences et des métiers. La subdivision reste l’organisation de
base des DRIRE, avec le chef départemental qui est l’interface entre le Préfet
et les autres partenaires. Les pôles inter-régionaux ne doivent plus jouer
seulement un rôle de conseil ou d’expertises mais traiter aussi des dossiers.
Il faut établir un équilibre (proximité – déplacement)
entre l’agent et le service rendu au public, développer plus de polyvalence, de
compétence, être plus pointu sur certains dossiers. Les chargés de Di doivent
être rattachés au chef de groupe.
Mme
Bonneville, représentant le DPPR, a réaffirmé son accord aux grands principes
du cadre national, ainsi que la démarche engagée afin que les subdivisions
restent la structure de base environnementale. Les pôles régionaux a pour rôle
le contrôle de 1er niveau en ce qui concerne les établissements
SEVESO et chaque DRIRE décide si ces dossiers doivent être suivis au niveau
départemental ou régional. Le pôle inter-régional a pour rôle le contrôle de 2ème
niveau.
L’UNSP/FO a pour sa part fait une proposition
« bis » allant dans le sens de l’administration en prévoyant une
structuration stricte et plus hiérarchisée pour mieux valoriser le corps des
IIM.
Le
SUI, quant à lui, a dénoncé la pertinence de ce projet en instant sur le fait
qu’il n’en comprenait absolument pas le fondement (notamment la création
d’équipes) et ne voyait nulle part les moyens proposés pour accompagner cette
réforme.
Pour
le SUI la spécialisation induite par cette notion d’équipe fait peser de
lourdes menaces sur l’avenir des DRIRE et de ses personnels. Il craint en effet
que «spécialisation» qui rime avec
«hiérachisation» ne conduise à
terme à créer les conditions d’une externalisation des missions jugées moins
prioritaires, comme cela s’est fait pour les contrôles techniques.
Par
ailleurs, le SUI refusant de signer un chèque en blanc à l’administration a
plus qu’insister pour que la réflexion
englobe l’ensemble des problématiques que touche cette réforme. En
particulier il demande un nouveau débat pour
évoquer les thèmes aussi importants
que :
·
comment
devient-on « coordonnateur » ou « pilote » d’équipe ?
·
quelles
règles de gestion allons-nous appliquer à ces gens qui vont exercer des
responsabilités importantes sans la rémunération s’y rapportant et sans
garantie de maintien sur place en cas de promotion dans les 5 ans ? (il
faut revoir les règles de gestion)
·
quelles
règles allons-nous appliquer pour permettre aux agents d’intégrer des équipes
spécialisées (formation, expérience etc.) ?
·
idem
pour en sortir (il ne faudrait qu’un agent se voit
refuser un départ volontaire au motif qu’il est « irremplaçable »ou
trop spécialisé)
·
quels
sont les moyens dispsonibles pour meser
à bien cette réforme (humains, financiers etc.)
·
clarifier
la notion de tutorat (moyens de l’assurer effectivement)
Après
un débat animé, et aux dires de M. Vallet très constructif, l’administration en
fin de séance a acté de rajouter au projet, soit en préambule soit dans un
chapitre spécial, pour une perspective plus nette, les points de vue énoncés
par le SUI, les observations sur les pôles inter-régionaux et le rôle des
équipes avancé par la DPPR et l’UNF/FO.