SYNDICAT UNITAIRE A
L’INDUSTRIE
14 novembre
2005
Dans la continuité des réunions des 6 juillet et 16 septembre 2005 (cf. compte rendus) la DARQSI a convié les organisations syndicales représentées au CTPC à une réunion le 14 novembre 2005.
Initialement prévue pour aborder le sujet des « réorganisations des DRIRE », sujet crucial pour l’avenir de l’ensemble des agents de cette direction, la DARQSI a d’autorité transformé l’ordre du jour pour parler de la charte de gestion du programme 127 intitulée « Contrôle et Prévention des Risques Technologiques et Développement Industriel ».
Derrière ce titre fort évocateur pour tout le monde (n’est-ce pas ?), se cache la déclinaison directionnelle de la mise en œuvre de la fameuse LOLF avec tout son cortège d’abréviations savantes et indigestes (BOP, UO, DPG etc.).
Il serait illusoire et présomptueux pour le SUI de vouloir faire, des documents transmis, une synthèse tant les choses sont compliquées.
Cela est d’autant plus vrai que la DARQSI, fidèle à son esprit d’ouverture et de dialogue social a transmis ces documents de travail ainsi que la convocation mercredi 9 novembre à 19 heures, pour une réunion programmée lundi 14 novembre.
En sachant que le jeudi 10 novembre le SUI était à Paris toute la journée en réunion, il n’a pas pu prendre connaissance de ces informations.
A en croire les propos d’un des responsables de la DARQSI rencontré jeudi, il nous aurait fallu, de retour de Paris le 10, repasser au bureau vers 22 ou 23 heures, imprimer les documents et travailler tout le week-end pour en prendre connaissance.
NON NON et NON !!! De qui se moque t-on ? !!!
Monsieur le DARQSI il faut être sérieux ! L’engagement syndical à ses limites, qu’elles soient physiques ou intellectuelles ! Vous ne pouvez pas ignorer que lorsque nous nous déplaçons à Paris, certains d’entre nous avons déjà 3, 4 ou 5 heures de transport dans les jambes (autant pour retourner à notre résidence), alors STOP, HALTE au gâchis.
Le SUI se refuse à cautionner vos pratiques maintes fois utilisées par le passé. Pour faire du travail correct il faut du temps, des moyens et de la volonté. Le temps nous ne l’avons plus, les moyens certains secrétaires généraux de DRIRE font du blocage éhonté sur les frais de déplacement et la volonté ne semble pas être partagée.
Face à cette situation anormale il convenait de réagir. En conséquence, fort de ses responsabilités, le SUI s’est présenté à la réunion du 14. Il y a lu une déclaration liminaire dans laquelle il dénonce les dérives de la DARQSI et a conclu en indiquant qu’il refuserait de débattre du sujet proposé.
Il a ensuite quitté la salle en ayant pris soin, contrairement à l’UNSP/FO qui a brillé par son
incorrection, d’écouter l’ensemble des déclarations des autres syndicats ainsi que la réponse de la DARQSI.
Une copie de la déclaration liminaire lue en séance est jointe à ce compte rendu de même que les documents de travail transmis mercredi soir.
Chacun interprétera la position de la DARQSI à sa manière. Ce qui est certain c’est qu’il semble y avoir une réelle opposition de sa part à vouloir communiquer sur le sujet des réorganisations des DRIRE.
Alors que partout des réorganisations « sauvages » s’opèrent dans les régions, dans les départements, que cache ce silence ?
Pourquoi la DARQSI ne donne t-elle pas aux DRIRE des signes forts tout faire cesser tout ce désordre tant qu’un accord national ne sera pas trouver avec les représentants des personnels ?
Plus que jamais on a le sentiment que le navire DARQSI navigue sans visibilité mais surtout sans cap ni pilote !
Le 29 novembre 2005 les principales organisations syndicales du MINEFI appelleront à la grève. Le SUI propose aux agents des DRIRE de s’y associer massivement pour notamment exiger de sa direction des négociations sur les réorganisations des DRIRE et des informations sur les différentes expérimentations en cours.
Ce jour coïncidant avec la journée nationale de l’inspection organisée par le MEDD à Paris, ce serait un message fort à faire passer en boycottant massivement cette invitation. A chacun de prendre ses responsabilités.