Carré corné: Retour sur le CTPC DARPMI DRIRE
du 5 février 2003
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Le premier CTPC de l’année 2003 s’est tenu le 5 février de 14 h 00 à 18 h 30. La délégation du SUI était composée de Jean-Pierre Frileux, Alain Ximénès, membres titulaires, de Chantal Craipeau, membre suppléant, de Jean-Claude Bourguignon et Joël Bouleau à titre d'experts. Pour sa part Claude Alliot, membre suppléant était excusé. Il faut remonter en arrière pour mieux comprendre les événements.

 

La DARPMI souhaitant rencontrer les organisations syndicales en bi-latérale avant le CTPC, un rendez vous a eu lieu le 31 janvier 2003. Jean-Pierre Frileux, Alain Ximénès et Joël Bouleau ont rencontré à cette occasion monsieur Jean-Jacques Dumont et ses proches collaborateurs.

 

L’essentiel de l’entretien porta sur le point de l’ordre du jour du prochain CTPC, évoquant la possibilité de transférer à des organismes agréés le contrôle technique des poids lourds. Durant cet entretien la DARPMI avec beaucoup de prudence et de réserve a tenté de nous expliquer que l’externalisation des contrôles techniques pourrait avoir lieu, le ministre se prononcerait dès que la DARPMI lui aurait fait part de la teneur des entretiens et des positions exprimées par les organisations syndicales lors de ces rencontres, et lorsque le CTPC prévu le 5 février 2003 se serait tenu.

 

Au SUI nous avons plutôt eu l’impression que la décision était déjà bien engagée. Nous déplorons que dans ce contexte, aucun document, aucune assurance verbale de la part de nos interlocuteurs, ne nous aient permis d’avoir une idée plus précise. Vous trouverez ci joint l’ordre du jour du CTPC, la déclaration liminaire du SUI étant déjà sur notre site.

 

Comme indiqué dans notre déclaration liminaire, il était évident pour le SUI que le sujet "Bercy en mouvement" méritait à lui seul un CTPC. Les autres points à l’ordre du jour compte tenu des perspectives d’avenir floues des missions des DRIRE auraient pu attendre un prochain CTPC. A signaler que d’entrée de jeu le SNIIM par l’intermédiaire de la FNSP demanda que soit inscrit à l’ordre du jour en question diverse, le statut des IIM. Leur revendication étant d’accéder au A+ comme leurs homologues des DDE. De plus, et sans doute pour que cela soit mieux compris par tous les participants et notamment du SUI, ils ont aussi proposé que "d'une manière plus générale" le statut des personnels techniques soit revu. Le SUI est intervenu pour les remercier de l'intérêt qu'ils portaient au sort des ETSE, mais a fait remarquer que depuis le CTPM du 20 décembre 2002 et du fait de notre intervention, le président de ce comité, monsieur Parini, avait accepté l’idée de la nécessaire remise à plat de notre statut. Ceci a d'ailleurs été confirmé en séance par monsieur Dorocszuck représentant la DARPMI (mais pouvait-il en faire autrement). A ce sujet le SUI tient à mettre en garde les tentatives éventuelles de certains responsables pour rejeter cette avancée, nous ne pourrions admettre que la parole du président du CTPM ne soit pas respectée.

 

Après avoir perdu un temps non négligeable sur des sujets annexes, le point sur "Bercy en mouvement" est enfin arrivé à la discussion. D’entrée de jeu un malaise palpable du coté de la DARPMI fut ressenti. Les organisations syndicales attendaient plus qu’une redite encore plus prudente des propos tenus en bi-latérale fin janvier. A qui fera t’on croire que la décision finale n’est pas déjà prise? Quel serait l’intérêt des décideurs à dialoguer avec les organisations syndicales sur ces thèmes si cela relevait plus de l’hypothétique que du quasiment acté? Sauf à considérer que dans cette direction chacun dispose d’un fort nombre d’unités d’œuvre pour parler de pas grand chose !

 

Une telle annonce, pour avoir des chances de déboucher sur un débat constructif, aurait du être charpentée et accompagnée d’un plan minimal prévisionnel permettant aux organisations syndicales d’avoir une vision claire de ce qui allait être proposé au ministre.

 

A l'évidence, de nouveau l’administration n’avait apparemment rien dans sa besace, et le comble c'est qu'elle demanda aux organisations syndicales de faire des propositions! Pour la DARPMI le dialogue se résume ainsi : on vous informe que l’on va vraisemblablement vous couper un bras, acceptez vous de vous le faire couper ? on vous dira après comment et pourquoi ! Ceci est inacceptable et les organisations syndicales unanimes, après une suspension de séance, ont rédigé la déclaration suivante : les représentants des organisations syndicales présentes au CTPC refusent de rentrer dans un débat post-décisionnel portant sur l’externalisation des contrôles techniques des poids lourds. Elles réaffirment avec force que le maintien de ce métier au sein du service public est le garant d’une équité et d’une intégrité de l’exercice de cette mission de sécurité routière prônée par ailleurs par les plus hautes autorités de l’état.

 

Le SUI dans cette éventualité de transfert de missions a toujours affiché une position claire : nous sommes contre l’abandon de pans entiers des cœurs de métier qui relèvent du service au public. Nos responsables nous ont constamment menti. Rappelez vous la perte de la métrologie (ne vous inquiétez pas) des appareils à pression (n’ayez pas de soucis), des V.T. des véhicules légers (ce n’est pas un problème au contraire, on va mieux travailler!), la mise en place de la saisie directe (regardez quel bel outil on vous donne pour mieux effectuer vos contrôles) et maintenant nous sommes au pied du mur, il n’y a plus rien à jeter, que devient-on ?

 

Au SUI nous sommes persuadés que l’on ne nous a pas tout dit. Par exemple, que vont devenir les personnels techniques et administratifs ? Quelles seront nos nouvelles missions sachant que l’on vient de nous dire que nous ne ferons pas de missions liées à l’environnement, ni de contrôles au bord de route comme le préconise la directive européenne? Dans quels sites les agents seront-ils affectés, l’administration évoquant la vente des CCV aux organismes agréés?

 

Sur aucun point, nous n’avons eu de réponses fiables. Au SUI nous n’avons pas l’habitude de nous servir de la peur des agents pour leur faire voir d’où vient le danger. Malheureusement depuis plusieurs années nous annoncions ce qui risquait de nous arriver, nous savons bien qu'à certains échelons de la hiérarchie nous ne pouvons plus rien attendre. Les chefs sauront se reclasser au mieux de leurs intérêts, c’est beaucoup moins évident pour le petit personnel !

 

Nous ne nous laisserons pas faire, si cette décision est prise, le respect des intérêts des agents sera notre priorité, nous nous y emploierons. Encore une fois seule la cohésion et une solidarité sans faille permettront de faire comprendre aux responsables qu’ils ne pourront décider de notre avenir sans nous consulter!

 

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