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CTPC INDUSTRIE

2 juillet 2002

 

POINT D’INFORMATION SUR LA MISE EN PLACE DE L’ARTT DANS LES DRIRE

 

Déclaration du SUI

 

En premier lieu, pour le SUI, nous tenons à rappeler que dès la 1ère réunion de travail avec la DARPMI concernant cette importante réforme, nous avons fait part de notre position et de nos réserves quant au contenu du décret 2000 et plus particulièrement :

§         Le passage en force de ce décret non signé par une large majorité des fédérations siégeant au Conseil Supérieur de la F/P,

§         L’obligation d’organisation collective du travail,

§         L’absence de création d’emplois,

§         L’accélération de l’affaiblissement des services publics,

§         La régression de certains acquits sociaux

§         Etc

 

Nous passerons sous silence la phase expérimentale et de consultation externe qui s’est déroulée bien en deçà des ambitions affichées par notre administration.

 

S’il est vrai, que la réunion du 26 novembre 2001 entre la DARPMI et les OS a été dans l’ensemble positive tout au moins sur le papier, le SUI tient à rappeler que dès le début de cette réunion, il avait exprimé ses plus vives craintes au niveau de la déclinaison des directives de la DARPMI, donc de son Directeur dans certaines DRIRE.

 

On ne peut nous faire croire que c’est un problème de capacité d’analyse des documents provenant de la DARPMI qui créé ces conflits de terrain qui ne devraient pas se produire. C’est volontairement que l’on cherche dans diverses DRIRE à compliquer ce qui n’a pas lieu d’être en particulier cette réforme importante qui, déjà, faute de moyens nécessaires, n’est pas évidente à mettre en place.

 

On a pu constater que dans un certain nombre de CTPR où le SUI est présent, la plus grande improvisation a régné, voir dérivé pendant les réunions. Les positions de certains DRIRE ont même été désavouées par la suite par la hiérarchie de terrain.

 

Les DRIRE n’ont pas joué le jeu au niveau de l’Hygiène et de la Sécurité, à savoir que lors du CHSM du 9 novembre 2001 il a pourtant été rappelé que les IHS et les médecins de prévention, coordonnateurs régionaux devaient être associés pleinement à la mise en place de l’ARTT. Sur votre fiche de cadrage n° 10, de nouveau mention en est faite, or très peu de DRIRE ont eu la volonté de suivre les consignes administratives qui leurs étaient données.

 

Au niveau de la fiche de cadrage N° 2, il était pourtant indiqué que le personnel administratif travaillant sur les CCV pouvait être associé sur la base bihebdomadaire. Ils n’ont pas pu toujours bénéficier de ce type de régime choisi par les personnels techniques alors qu’une majorité se dégageait en faveur de ce cycle. En faite on a laisser croire aux agents qu’ils pourraient bénéficier d’un régime en espérant que le vote serait négatif. Concernant les votes on a pu aussi constater dans certaines régions que sa présentation prêtait à confusion. On peut considérer dans ce cas qu’il n ‘avait comme objectif que d’être orienté dans le sens recherché par la direction.

 

Au niveau du cycle bihebdomadaire, il y a autant d’interprétations que DRIRE où cette possibilité a été choisie, ce qui amène le SUI à vous demander la rédaction urgente de règles de fonctionnement relatives à certains points comme par exemple les stages, l’activité syndicale, la maladie et cela en concertation avec les OS.

 

Au niveau des jours de repos nous avons pu constater dans un certain nombre de DRIRE la volonté d’imposer aux agents et plus particulièrement aux ET la programmation annuelle de ces jours, sans souplesse de dérogation en cas de besoin de l’agent. On arrive dans un système grotesque ou bientôt on va demander aux agents de programmer plusieurs années avant la date de leur départ en retraite !

 

Au niveau des autorisations d’absence et des droits syndicaux, le relevé de conclusions ministérielles du 11 juillet 2001 en son chapitre 1.1.1.4 est pourtant clair, or un certain nombre d’interprétations restrictives voire abusives voudraient être mise en place dans certaines DRIRE.

 

Nous ne développerons pas aussi le thème du retard constaté dans la mise en application de l’ARTT puis de ses modalités de mise en œuvre dans les DRIRE par rapport aux autres directions du MINEFI.

 

Enfin nous tenons à rappeler l’absence de soutien de notre direction quant à la reconnaissance de la pénibilité et de la dangerosité de l’activité contrôles techniques. L’acceptation de cet état de fait n’aurait pourtant été que justice. Nous le regrettons toujours amèrement.

 

En conclusion, après âpres discussions, nous avons donné quitus à la DARPMI pour le contenu des 10 fiches de cadrage. Certaines DRIRE en font à leur tête et se complaisent à être devenue des « électrons libres ». Le dialogue social qui devrait être le socle de toute transformation est systématiquement considéré de la part des chefs de service comme un acte de rébellion et place certains représentants du personnel dans une position critique par rapport à leur évolution de carrière. Le SUI ne peut l’admettre !

 

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