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C.T.P.C. - D.R.I.R.E

5 février 2003

Déclaration liminaire

 

 

 

 

Pour le SUI, l'examen des 3 premiers points de l'ordre du jour de ce CTPC n'amènera aucun commentaire, l'essentiel étant le point 4. Ainsi donc, pour des raisons qui nous échappent, encore aujourd'hui, il semble pour le ministre et donc pour le gouvernement qu'une des mesures urgentes susceptibles de rétablir un équilibre des finances de notre pays soit le transfert des contrôles techniques poids lourds, exercés depuis plus d'un siècle par des fonctionnaires, vers des organismes agréés.

 

Vraiment, quitte à nous répéter, et si nous pouvons comprendre que des petites mesures ajoutées les unes aux autres finissent par faire de grandes réformes, cet intérêt soudain à nos missions nous laisse perplexe ; mais nous ne sommes pas étonnés. Le SUI pense que ce n'est ni le moment, ni le lieu pour chercher où sont les responsabilités et quelles sont les causes qui ont amené le ministre à prendre une telle orientation.

 

Le SUI avec sa position, et souvent seul contre tous, avait prévu un avenir sombre. Nous ne nous réjouissons pas d'avoir eu raison dans notre analyse.

 

A ce sujet, le SUI rappelle solennellement devant cette instance son attachement à la conservation de toutes les missions actuelles au sein du ministère et plus généralement au sein de la fonction publique. Le SUI formule le vœu qu'autour de cette table, chacun sache refreiner ses positions partisanes pour objectivement et sans démagogie, travailler à assurer l'essentiel : l'avenir de tous les agents affectés à cette activité qui s'interrogent légitimement avec angoisse sur leur avenir !

 

Le SUI, après une analyse partielle, puisqu'à ce stade l'administration ne nous a pas donné tous les éléments nécessaires à la réflexion, considère qu'il est de son devoir de participer à ce chantier énorme porteur, nous le souhaitons, d'espoir afin d'aller vers un avenir serein et motivant pour tous les agents. Quitte à être brutal et à choquer ceux qui refusent de voir la vérité en face le SUI ne se lancera pas dans une campagne d'agitation tout azimut assimilable à l'efficacité d'un moulin à vent. Cela pourrait faire croire à ceux qui attendent avec anxiété le sort qui leur sera réservé, que par ce comportement nous pourrions influencer, voire enterrer la décision, à notre sens déjà prise.

 

Cela ne signifie pas que le SUI s'engage dans la voie du renoncement et de l'acceptation à n'importe quel prix des évolutions promises.

 

Le SUI, à chaque fois que les enjeux le rendaient nécessaire, a exprimé ses mécontentements, a incité les agents à manifester et à participer à des mouvements de revendications. Sans tomber, ni dans le travers de l'escalade,  ni de la surenchère syndicale, force est de constater que nos positions ont été combattues par certains échelons de cette direction.

 

Pour le SUI, la préservation des emplois est capitale et incontournable. A  plusieurs reprises le ministre a déclaré que les missions ne nous appartenaient pas et qu'il n'y aurait pas cogestion de la politique gouvernementale avec les syndicats. Nous ne partageons pas cette position, mais le verdict des urnes lui a donné raison.

 

Une volonté s'est exprimée quant à notre avenir, là aussi nous en  prenons acte. Par contre nous tenons à mettre en garde les décideurs de tous les niveaux. Parfois, face à de grands dangers, il peut y avoir de forts mouvements de résistance, voire de révolte.  Notre participation à cette réforme a ses limites. Nous avons déjà eu l'occasion de l'exprimer, et nous insistons sur ce point pour que le ministre soit clairement informé de ce qu'il est possible de faire dans un climat social apaisé et de ce qui ne l'est pas. Maintenant si la décision est prise, il faut aller vite. Des sentiments conduisant à la démotivation et au découragement ne doivent pas voir le jour ni chez les agents ni sur les centres de contrôles. Certains d'entre nous ont déjà vécu le traumatisme de la perte de leurs missions et ce dans de très mauvaises conditions de reclassement. Pour le SUI cela ne peut se reproduire. Le ministre a fait un choix sur l'avenir de nos activités, le SUI prendra loyalement toute sa part dans les discussions à venir mais seulement si des conditions acceptables sont réunies.

 

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