FAIRE LE POINT OU SON DEUIL !
Situation de pigeon !
Mon très grand Seigneur, la douleur et la peine, de tant de gâchis, ainsi passées, l'esprit plus disponible et plus libre, je me décide de reprendre la plume enfin, ou hélas, selon la position sociale que l'on a. Je confère qu'en bas l'on m'apprécie plus qu'en haut ! Mais tout espoir n'est pas perdu, puisque vous voilà rendu à notre hauteur !
Nous voilà mes chers amis, dispersés dans les divers coins de l'Administration de notre Etat en pleine mutation, de choix de société et d'obligations politiques.
Donc, après avoir subi et essayé, (je ne dis pas réussi,) la mutation, l'adaptation, il vient l'heure de l'analyse de la situation :
Quelle analyse me direz-vous ? Puisque nos chers "organes liquidateurs", pardon : ""cellules de suivi"", (ne pas confondre avec cellule de survie), ont déclaré que tout allait bien ! Ils sont contents d'eux. Et que s'il s'avère que l'un d'entre nous dise l'inverse, il sera taxé : d'incapacité à l'adaptation, de mauvaise volonté caractérisée, ou d'anti-réformiste primaire. Pas de droit de remords, vous avez débarrassé le plancher, venez plus nous faire …. , pardon nous ennuyer !
Alors puisque vous ne pouvez pas, je vais faire, à notre Très grand Seigneur, et de fait aux Moyens et Petits Seigneurs, une grande révélation qui pour vous n'en est point une : Personne ne nous attendait, nous avons été reçus comme des chiens dans un jeu de quilles, ignorés, mis à part et toujours déconsidérés.
Mais, ne soyons jamais généraliste, (d'autant que je ne suis pas docteur), mais, dire que tout va bien, qu'il n'y a pas de problème cela relève du carriérisme plutôt que de l'honnêteté. Comment ? Qu'est ce que l'Honnêteté ? NON, NON et NON trois fois NON, je ne vais pas perdre mon temps à refaire des éducations basiques…. Allez vous faire… ! J'en deviendrais grossier, Messeigneurs !
Vous trouvez cela offensant ? Alors commencez par payer ce que vous devez …
Pour ma part j'en connais quelques uns d'entre nous qui, isolés dans l'îlot que l'on a bien voulu leur concéder, se demandent si à part la pointeuse ils ont quelqu'un à saluer le matin et le soir. On a pris des places aux autres agents, on dérange, et pour le moins nous ne sommes pas du même moule.
Sans parler des habitudes et des spécificités très particulières de chaque maison composante du MINEFI. Le règlement, les codes du travail, de sécurité, statutaires, pour les plus communs, ou les règlements d'emploi ne sont pas interprétés de façon identique dans chacune de ses réserves. Car il s'agit bien de cela, le MINEFI c'est des réserves : Navajos, Apaches, Sioux, Hurons,… !
Ah ! Que nous as-t-on laissé dans notre réserve des CCV, je dis bien CCV et non DRIRE où nous dérangeons aussi !
Parmi nos nouveaux Seigneurs il en est quelques uns, champions virulents de l'exonération des règlements trop contraignants, nuisant à leurs revenus indexés… Fonctionnaires "intéressés", hypothéquant à des fins personnelles et faisant turbiner "leurs" agents à fond …
C'est vrai, sur ce coup, mes amis nous ne sommes pas bons, hommes de terrains pragmatiques et concrets de part nos anciennes activités, que je ne regrette pas en soit, mais qui nous ont donné de mauvaises méthodes de travail : expertises, constatations, perception du réalisme (gênant), décision (ça c'est très gênant), rentabilité (euphémisme, très mauvais), et surtout une indépendance de fonction (super gênante). Ils ne sont pas habitués à ce qu'on leur résiste, pas plus que nous à faire le contraire de ce qui est prescrit par les textes. "La loi c'est pour les autres, mais pas pour nous" ; alors forcément, avec nous, formés et rompus à l'application de lois : ça coince...
Voyez-vous Monseigneur, je pense que vous allez vous satisfaire du contentement flatteur que vos sbires vous ont transmis à propos de l'état de la réforme, cependant soyez convaincu
qu'un jour vous vous en mordrez les doigts, il n'y a pas que des pigeons, même si nous sommes en pleine saison de petits pois. A propos on a souvent besoin d'un …
Le Père Duchène.