LA PAGE EST TOURNEE….
Ce n'est qu'un au revoir !
Le 24 juin 2003 l'extermination du corps des Experts Techniques a été officiellement annoncée. Dans des conditions autres que celles souhaitées par monsieur MER, ses effets politiques n'intéressant pas les agents, pas plus que les médias qui, n'ont d'ailleurs pas relayé l'information avec l'ampleur tant souhaitée par Bercy. Cependant, comme l'a écrit le ministre dans son discours, c'est dès le 25/06/2003 que la prise en charge des conséquences humaines de cette gabegie a commencé a être étudié.
Cela a donné l'occasion au représentant de notre ministre de peser (s'il ne l'avait déjà fait), toute la considération, et le sens profond de la valeur humaine, du responsable de notre direction et de ses fidèles petits serviteurs obéissants et pratiquants un mimétisme irréprochable, présents des deux côtés de la table des négociations.
Il est de fait par contre et inversement, Monsieur PARINI a pris toute la mesure et la dimension, je cite : "du traumatisme généré par cette mesure et de la nécessité de mettre en place un volet social d'ampleur", déclarant en autre : "qu'un soin tout particulier sera apporté à chaque agent pour que lui soit proposé une solution adaptée personnalisée". En précisant : "qu'il n'y aura aucune déclinaison locale avant que le dispositif ne soit validé au plan national". Donc, gardons nous de nous laisser aborder ou d'être sujet au chantage déjà si bien pratiqué par nos cadres supérieurs et intermédiaires.
Il est à noter aussi la prise en compte des Adjoints Administratifs, qui se voient pour ceux qui la touche conserver la NBI, et définir dès ce jour les conditions géographiques de leur reclassement.
Aussi remarquable, la possibilité pour les Experts Techniques défunts, d'intégrer la catégorie B "atypique" à deux étages certes, mais très intéressant pour nos futures situations de retraités et conforme à une de nos principales revendications de longue date. Il aura fallu que le malheur nous frappe pour obtenir justice et ce, malgré les efforts contraires et persistants des nos chefs directs.
Enfin, reste à connaître le texte de loi définitif de cette progression sociale qui n'est qu'une juste réparation et indemnisation des préjudices d'hier et d'aujourd'hui. Cette intégration devant être effective dès 2004, cela ne laisse aucun doute sur la détermination et la volonté de réalisation très rapide de l'externalisation des fonctions.
J'en profite pour remarquer que "nos chers TIM" adhérents à une organisation d'un autre temps, bien jaloux de notre possible intégration en catégorie B, se voient aujourd'hui rassurés : ils ne seront pas mélangés puisque notre B est lui nouveau et indépendant de ce pré carré qu'est le leur. On ne saurait se montrer en mauvaise compagnie ! De plus, je constate qu'il leur a été rappelé le bienfait de l'arrêté du 18/06/2003 et qu'au passage ils profitent d'un beau cadeau : augmentation de 50% des promotions sur trois ans. Voilà qui devrait satisfaire leur appétit, si leur "intelligence" leur commande de la fermer. A noter la non-intervention du SUI à cette annonce, nous avons du savoir-vivre nous !
Enfin, et cela ne me flatte pas mais me réjouit, notre "cher" directeur, seigneur des seigneurs, s'en est allé refaire sa copie selon laquelle "QUELQUES DIZAINES D'EXPERTS" seulement pourraient rester et de surcroît sans garantie concernant une affectation proche de leur domicile. Voilà qui confirme mes écrits passés : il veut se débarrasser des Experts. A sa décharge, contrairement à ses chers toutous, les Experts ne l'ont pas ménagé aux regards des décisions ou non-décisions qu'il nous a témoigné, comme ses prédécesseurs d'ailleurs. Toutefois à sa place je me méfierais, Monsieur PARINI semble plus renseigné que ce monseigneur sur les devoirs et possibilités de "reclassement" existant en DRIRE. Missions futures et mêmes et surtout, celles qui devraient être faites et qui aujourd'hui sont à l'abandon. Il n'en demeure pas moins qu'il doit revoir sa copie (mais il en a l'habitude), pour ce qui concerne les possibilités d'insertion des ex Experts dans les DRIRE retaillées.
Là, malgré le sérieux et l'importance du sujet envers lequel, comme vous l'avez remarqué, je ne m'amuse pas aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de vous communiquer ce qui me fait sourire à cet instant, deux lignes avant :
Et si aucun ex Expert ou autre agent de la DRIRE ne voulait rester avec les pseudo "directeurs et toutous cadres ?" Mais cela est subordonné à ce qui fait notre mobilisation : l'avenir matériel des agents et de leurs proches.
Hélas trois fois hélas, que n'ont-ils pas pensé plus tôt aux futures conditions de travail avec les ex-Experts, qui seront des collaborateurs forcés, à la mémoire entachée d'infamie et du mépris dont certains hauts responsables et l'organisation d'un autre temps (je n'ai pas écris, tous les techniciens) se sont fait source et porteur, s'engageant inconsidérément dans une spéculation sectaire et "raciste". Pas beau vraiment pas beau ! Dommage terriblement dommage !
Mes chers amis, et fidèles lecteurs, je dois aujourd'hui l'espoir devant nous, après mûres réflexions, vous informer de ma décision de ne plus émettre sur le sujet, ne devant point gêner les efforts durs et pénibles de nos collègues délégués dans leurs négociations à venir. Il n'en demeure pas moins que je peux renaître de mon sommeil, prêt à servir notre cause ou une autre. Ce n'est qu'un au revoir mes frères les Serfs, ce n'est qu'un au revoir !
Le Père Duchène