Ou misères de
ministères !
Il fût un temps où j'ai apporté à votre connaissance, les "Privilèges de la République", source Barbarella. Il y manquait la part des princes et consorts. Calculs effectués, en références aux textes institutionnels que chacun peut consulter aux regards de la Loi du 06 août 2002, et Décret n° 2002-1058 du 06 août 2002.
Comprenez
donc que je m'empresse de réparer cette lacune d'information, dont il est un
devoir pour moi de partager, à l'heure ou certains se démènent par divers
artifices, à nous faire avaler la première couleuvre, la deuxième étant pour la
rentrée.
Sachant
de par l'article 14 de la loi rappelée précédemment définie :
Ce traitement est complété par une indemnité de résidence égale à 3% de son montant et par une indemnité de fonction égale à 25% de la somme du traitement brut et de l'indemnité de résidence.
Le traitement brut mensuel, l'indemnité de résidence et l'indemnité de fonction du Premier Ministre sont égaux aux montants les plus élevés définis aux deux alinéas ci-dessus majorés de 50%.
Le traitement brut mensuel et l'indemnité de résidence sont soumis aux cotisations sociales obligatoires et imposables à l'impôt sur le revenu suivant les règles applicables aux traitements et salaires…." Fin de citation.
Donc en connaissance de tout
cela, et définissant le traitement "Hors échelle" au minima à
25252.72Frs (3849.5€) au maxima à 43044.49Frs (6561.66€), sa moyenne est de
34148.60Frs (5205.58€) et son double 68297.2Frs
(10411.16€).
S'ajoute
à cela l'indemnité de résidence (3%) soit : 70 346.12Frs (10723.49€)
Et, l'indemnité de fonction (25%) de la somme. : 87 932.65Frs (13404.37€)
Voici donc pour les ministres, ministres délégués et secrétaires d'État le traitement brut mensuel qu'ils reçoivent, mais, dont il convient de déduire les cotisations sociales et la part de l'impôt sur le revenu. Les pauvres !
Et
pauvre parmi les pauvres le Premier ministre perçoit mensuellement ce
traitement brut, agrémenté d'une majoration de
50%, soit : 131 898.96Frs (20106.55€). Edifiant, non ?
Pardonnez
moi chers lecteurs, du mal que je vous fais en portant à votre connaissance de
tels chiffres. Mais à l'heure où nous devons participer dans un élan
patriotique au sauvetage des retraites, tout pour nos pommes, et demain (à la
rentrée) celui de la sécurité sociale, il me semble honnête de vous informer
des participations mesurées et disproportionnées de chacun. D'autant que leurs
cotisations comme celles de tous les fonctionnaires ne vont pas à l'URSSAF, et
que leur retraite est fonction de la durée et/ou du nombre de leurs mandats.
Je
sais ce qu'est la France d'en bas, et je commence à connaître la France d'en
haut !
Le
Père Duchène.