LE TEMPS DES PLEURS !
Requiem !
Vient
me manquer à ma vue.
Je
pleure de l'insuffisance convenue,
Des
cadres parvenus, irresponsables entendus.
Au
discours poli, obéissant, changeant de convenue,
Ils
renient aujourd'hui la suprême cause jadis prétendue,
Ainsi
changent-ils au gré des causes défendues ?
Je
pleure sur mon passé, défendu, adulé, et pommadé,
Nous
fûmes les plus beaux, indispensables à la sécurité,
Spécialisés
à outrance, qualifiés pour une mission de priorité,
Formatés,
catalogués, calibrés, à outrance primés,
Aujourd'hui,
tout cela oublié, rejeté !
Je
pleure sur la bêtise humaine, dans son confort sécurisé,
Qui
se croyant à l'abri, n'a point manifesté.
En
ces jours assombris et menacés, aux hagards affolés,
Se
réveillent pommés, autant qu'étonnés
Devant
la vérité abjecte, exposée !
Je
pleurerais demain, au souvenir de ce malheur,
En
pensant à toi camarade, toi qui depuis les premières heures,
Fis
de la solidarité, de notre corporatisme ton bonheur,
Demeure
en ces instants pénibles et majeurs,
Dans
l'âme meurtrie, le copain, l'ami d'honneur.
Le Père Duchène.