MODE D'EMPLOI DEMOCRATIQUE !
Banlieues et lieux aux bans ?
Que n'a-t-on, lu dans la presse, vu à la Télé, cette jeunesse désœuvrée, en partie mouton de panurge, en mal de marché noir, d'économie parallèle, demandant le départ d'un ministre qui leur fait peur et leur procure bien des problèmes dans l'exercice illégal de leur business !
C'est un fait. Malgré cela, il faut bien en convenir, nos différents économistes politiques n'ont pas voulu voir venir le bébé. Bien que prévenu par divers autres politiques, économistes sociologues, et autres spécialistes, ils ont préféré attendre l'éclosion tardive de cet automne. Mon avis est qu'ils sont capables de remettre ça au printemps !
Il n'est pas de sérénité et de bien être au ban social d'une société. Tous les politiques le savent et depuis belle lurette, pourtant cela continu. A la sous catégorie raciale, vient s'ajouter la sous catégorie des zones, doublée de la sous catégorie des exclus, des non instruits, des petits retraités (dont personne ne parle), toutes ses sous catégories n'ont pas les moyens de vivre par le revenu du travail ou de leur pension.
Après la détresse des jeunes dont le taux de suicide est important, anormalement élevé en France, vient celle des retraités dont personne ne tient compte, il faut une hécatombe caniculaire pour qu'une obole soit donnée afin d'améliorer leur stockage. Mais point de réel changement dans leur condition matérielle de vie journalière : une tranche de jambon tous les deux jours, une baguette de pain tous les quatre jours, ça c'est pour le midi. Et le soir un bol de café au lait sans sucre, ce n'est pas bon pour le diabète, et voilà les bonnes raisons qui reviennent devant.
Les non productifs nous coûtent cher : comment s'en débarrasser ? : Prochaine question au concours d'entrée de l'ENA.
Déjà pas facile de se débarrasser des réformés de l'administration, même à coût d'indemnité, (bravo pour celle du 09/11), ils bougent encore ! D'autant que cela ne donne aucune garantie d'acceptation psychogène du nouvel emploi. Le temps redouté des réactions devrait venir, après la période dite d'accoutumance. Mes chers amis, vient celle de l'analyse des situations individuelles : je me suis laissé dire que plusieurs d'entre nous, après l'euphorie ou l'espoir, s'en reviennent meurtris et dépités.
Très rarement bien accueillis en Drire, comme ailleurs, ceux qui devaient nous accueillir se sont sentis agressés dans leur capital de faire valoir en devant partager leur travail. D'autres sortis de la cuisse de Jupiter, ou se croyant tels, ont ressenti à nos arrivées un crime de lèse-majesté. Même les hiérarchies d'encadrement ont failli à leur devoir, en omettant toutes préparations, morales ou matérielles avant nos arrivées. Leur crainte fût compréhensive car il s'agissait en ces termes d'annoncer l'avenir prochain de leur propre troupe. Jouer les Seigneurs oui, en avoir le courage, non. N'est pas Bayard qui veut !
Il m'a été rapporté que certains d'entre nous sont arrivés, quasiment "accueillis" par ces mots : "Nous, on n'avait pas besoin de toi !", ou : "Ce n'est pas nous qui avons demandé à ce que tu viennes !" Quelle délicatesse, quel sens humain ! Un chef c'est même permis :" C'est formidable, votre réforme c'est tout bénéfice, vous avez récupéré la catégorie B". Là ; celui-là il l'avait en travers et c'est tant mieux !
Oui l'intégration est dure, et c'est tous les jours, que nous sommes amenés à comprendre que nous ne sortons pas du même moule que les collègues des Drire, du Trésor ou des Finances, que nous sommes des marginaux, des banlieusards, des gens pas à leur place. Facilement reconnaissables car nous n'abordons pas les mêmes sujets de conversation. Nous sommes de ce fait des sous développés, donc une sous catégorie (ça y est, j'ai fait le tour). D'ailleurs nos intellects techniques, ne sont pas de niveau…!
Je pense surtout que nous dérangeons parce que nous annonçons les prémices de ce qui peut et va leur arriver très prochainement.
Je sais, je sais, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, c'est du moins ce qui se dit, mais ce n'est pas ce que je pense, comme vous le savez tous. Ce qui est dit à le mérite de ne plus être prétendument inconnu, ceci à toute fin utile ! Quoique ?!!!...
Le Père Duchène.