LES HUMEURS DU PERE DUCHENE.
En
d'autres circonstances !
Mes
chers amis, me voilà flatté, il m'a été attribué un site sur l'Internet du
S.U.I. que d'honneur, à moins que ce ne soit une élégante manière de se débarrasser,
de mes encombrants envois…?
Non,
je plaisante et je prends cela pour un compliment, et surtout un geste de
sympathie envers un vieux serf ruminant et ruant dans des brancards où une
bande d'obstinés s'entêtent à le placer malgré lui. Cela est un privilège d'avoir un endroit d'expression, même s'il est limité, c'est un grand privilège que la confiance que vous m'accordez au
travers de ce geste.
Aussi,
soyez assuré que je ferais mon maximum, pour alimenter cet espace de liberté et
de vérité (si quelquefois), selon l'actualité et mes dispositions d'humeur !
Cependant
il est judicieux de profiter de
l'occasion pour rafraîchir la mémoire de mes quelques anciens lecteurs, et
d'instruire les plus jeunes des origines du Père Duchène.
Il
y a bien longtemps de cela, un Roi de France, le XIV° Louis eut l'idée un peu
agacée, et décida en représailles, de supprimer la très officielle et très
prisée fonction de "Fou du Roi".
Ne
s'est-il point rendu compte, que ce faisant il projetait dans l'histoire et
pour des temps immémoriaux un nouveau personnage, le Père Duchène fût alors
créé en réaction, par un scribe du "régiment de la Culotte" composé
de quelques mousquetaires, en mal de vérités et de dérisions. Il est vrai qu'en
ces temps là, les distractions étaient rares, la liberté aussi, et le droit
d'expression plutôt limité. C'est donc nos mousquetaires qui usant de rires, boutades, et humeurs parfois
maussades, signant Le Père Duchène, me donnèrent et à bien d'autres avant moi,
mes moyens d'expression. Cette façon de faire n'est donc pas nouvelle, elle
permet de dire bien des vérités, pas toujours appréciées à leur juste valeur,
même si l'auteur s'applique il peut être victime, de quelques gaffes et autres
bavures, qui n'ajoutent que du charme à suivre son discours parfois difficile.
Il ne faut jamais oublier qu'il fien du fieu françois !
De
toute façon il en est ainsi, nombreux depuis le début furent les Prévot qui
cherchèrent le Père Duchène. Les geôles
d'aujourd'hui ne valent pas mieux que celles du temps jadis, m'étant habitué à
un certain confort, restons dans l'ombre… !
Donc
si le style est périlleux la cause en
est toujours aussi noble (dans le bon sens du terme), même si aujourd'hui il ne
s'agit que de défendre la France d'en bas ! Comment que : que néni, il s'agit
surtout de défendre la France d'en bas contre la France d'en haut qui nous
comprend, nous entend, et fait ce qu'elle veut !
La méthode est connue, tondre un maximum de moutons pour gagner beaucoup de Louis, pardon d'Euros sur leurs dos. Sinon pour faire des économies sur le budget il suffirait de réduire les indemnités et retraites des ministres, parlementaires et autres conseillers, et grands comiques de l'état grassement dotés de finances, origine de leurs vocations à la France ; cela aiderait sûrement à faire passer la pilule des retraites et autres suppressions de poste des serfs.
Mais ils veulent tout : "plus j'en ai, plus j'en veux !" Telle est leur devise !
D'ailleurs,
j'en viens à vous poser une question :
qui peut me dire où commence la France d'en bas ? J'essaie de comprendre
pourquoi, s'il se dit, Monseigneur le Régent, tant prévenant pour la France
d'en bas, pourquoi alors nous fait il, à nous, temps de misères ? Hein ! Qui
peut m'expliquer ? Pour moi une seule réponse, nous ne sommes pas de la France
d'en bas. Dis moi, plus bas que bas, c'est quoi ?
Voilà,
jeunes gens le ton de mes fadaises, mais il est des fois où cela se passe moins
bien ; alors soyez donc indulgent, et un peu compréhensifs. Il faut dire que
parfois vous êtes difficiles à suivre !
Mes Humeurs ne sont que des
invitations à l'information, à la réflexion, et de temps en temps à la
rigolade. Elles ont une ambition, celle de plaire ou de provoquer, voir de
choquer, mais rarement de laisser indifférent. Certains d'entre vous aimeront
un jour, détesteront la fois suivante, surtout s'ils viennent à se reconnaître
sous un trait discourtois de ma plume. Le temps m'a appris à passer outre bien
des règles, et de fausses convenances pour servir la cause juste.
Le Père Duchène.