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CONGRÉS BOURGUIGNON !

La peur de l'inconnue !

 

Le dix octobre de l'an de grâce deux mille trois, arrivé au château de  SAVIGNY-lès-BEAUNE, je me suis senti l'âme chargée du souvenir des temps anciens, mais vraiment très anciens. (du temps de mes origines). Quelle beau monument d'un temps jadis où les souverains déjà faisaient marcher leurs "petit'gens" à la baguette, aujourd'hui France d'en bas, quel progrès !

Le maître des lieux, accueillant congrès et autres rassemblements, en quête de fortune, y stocke pour son plaisir un musée de la moto en son parc et en d'autres terrains de la propriété un autre musée mais d'avions grandeur nature. Le vin qui est élevé en une autre partie de la propriété étant une dévotion naturelle à Bacchus en cette région. Le mélange des genres peut surprendre, la confrontation des styles peu heureuse, mais on peut comprendre bien des passions, dont celles-ci, surtout si elles doivent servir à restaurer l'édifice, à l'architecture magnifique dont l'état est proche du délabrement ; toitures et plafonds crient à l'aide, sous le poids des ans.

Mais même si les lustres, les dorures et autres boiseries nous furent agréables, cela ne nous empêcha pas de faire l'inventaire réaliste de la situation, aussi délabrée des contrôles techniques, des DRIRE,  vécue par l'assemblée ici rassemblée.

 

                Auditoire appliqué, peu nombreux par rapport à l'ampleur de la réforme subie, mais il est notoire que les rats quittent le navire à la moindre gîte ; espérant en cela plaire à leurs "bons chefs", croyant se faire prévaloir ainsi en vue d'un "reclassement privilégié" dans l'avenir. Comportement illusoire autant qu'égoïste ! C'est donc une bonne centaine de collègues (la garde rapprochée), techniciens, personnels administratif et experts venus des quatre coins de France : Bretagne, Aquitaine, Béarn, Savoie, Isère, Centre, Alsace, Marne, Vendée, Auvergne, et pardon à ceux que j'ai omis, qui étaient représentatifs du malaise et ont rapporté l'esprit autant que les questions inhérentes à VT 2005.

                Le grand saut fait peur ! L'inconnu est déstabilisant, mais pour autant notre statut de fonctionnaire et le travail effectué par nos représentants nous évitent de choir tel nos camarades du privé subissant des dépôts de bilan. Restons donc lucide  ! Notre transhumance se faisant avec des compensations statutaires, et/ou accompagnements sociaux !

                Après le compte rendu d'activités diverses et comptable, malgré la trahison du matériel, pourquoi pas lui, puisque les hommes…. Nous entrions dans le vif du sujet pour comprendre le comment du pourquoi. Pourquoi cela est-il fait ? Simple : Libéralisme ! Du fric, du fric, et encore du fric, plus j'en ai et plus j'en veux !

                Comment ? C'est là que la machine a coincé un instant. Certains étant venu carrément pour connaître leur nouvelle affectation ! Je dois dire que sans l'intervention de la vieille garde, merci camarade, nous aurions eu quelques difficultés à nous comprendre, voir même à continuer le débat. Il fallût faire prendre conscience que l'attentisme dans lequel on nous laisse, fait partie de la stratégie de la direction, pour mieux nous manipuler lorsque nous serons fatigués par lassitude. Cette intervention fût salutaire. Il est essentiel ne pas se tromper d'interlocuteur, reprocher au syndicat ce que l'administration ne veut pas faire ou dire, est aussi injuste que dangereux. Ceux qui y étaient ont tout entendu, les explications, toutes les anecdotes qui font l'histoire et qui aident à comprendre les difficultés du métier. Car c'est devenu un métier que de défendre les intérêts des personnels, ceux qui étaient présents le savent maintenant. Mais je n'en dirai pas plus : car je pense que ce serait retirer du mérite à tout ceux qui présents,  ont investi pour soutenir nos représentants dans la lutte qu'ils conduisent tous les jours pour défendre nos intérêts  sans discrimination. Autrement dit si vous voulez en savoir plus, hélas il vous aurait fallût être là ! A votre vraie place, avec les copains et les copines, dans un élan de solidarité, sentiment qui vous est inconnu à vous les grands absents du congrès, pour la plus part aux excuses inavouables ; mais aussi à vous les absents du mouvement syndicaliste, il n'est plus l'heure d'être seulement sympathisant. Alors comprenez que ce n'est pas dans ses quelques lignes que vous aurez le plaisir d'en savoir plus. Fini le temps des piques assiettes, bien fini les "tous en avant, partez à l'assaut !"

 

                La participation au débat plus général, sur le syndicalisme européen, et la mondialisation, en particulier l'exposé éloquent de notre ami suisse, fût reçu avec effroi autant que réalisme. C'est à dire : pas de vie sociale, moins d'état, du privé à outrance, de l'extra-libéralisme dit-il avec son bel accent suisse. La Suisse d'aujourd'hui, la France de demain ?

A quand des conventions collectives pour les services restant à l'état, à la place des statuts de la fonction publique ?

Sans oublier les explications spécifiques des représentants des salariés de : Banque de France, de Sud, et de notre FDSU salvatrice. Cependant il faut être confiant en la nécessaire continuité du SUI, car une fois "mis à disposition", donc éparpillés dans une multitude de services. Le plus grand danger serait de se disperser syndicalement pour continuer à faire valoir nos droits spécifiques acquis par le passé (indemnités, avancement etc.…) Nous devons garder notre CAP. Notre administration restant la DARPEMI, dont on connaît le "sentiment affectif" qu'elle nous porte. Pour elle c'était : pas d'autre acquis que la conservation des salaires avec primes. Ça c'est le statut F.P, et rien d'autre. La catégorie B, le régime indemnitaire conservé, la prime de "réinsertion", les primes de "mobilité", l'affectation départementalisée, ça c'est le S.U.I d'aujourd'hui. Pourvu que la Fonction Publique y adhère. Solidifier le S.U.I, plus que jamais est d'une nécessité vitale pour nos droits futurs !

                La lutte n'est pas finie, elle sera longue et difficile face aux envies cannibales des politiciens profiteurs !

 

                Le départ de Joël du secrétariat général du S.U.I, fût fêté très dignement et selon les coutumes réservées à ces circonstances. Il fût couvert de cadeaux… Discours et reconnaissances furent prononcés et je réussis même un petit coucou que mon sympathique Joël reconnu j'en S.U.I. sûr ! Et il est même à parier que tu n'as pas fini de ramer…(sic), toujours pour la bonne cause, lorsque tu auras franchi le grand cap retraite, tu te trouveras une autre cause à servir.

Que veux-tu, ainsi tu es et ainsi tu seras ! Effectivement tu fais partie des hommes que certains sont contants d'avoir connu et que d'autres sont contants de voir partir. Et c'est bien pour cela que tu ne peux faire partie des hommes que l'on oublie. Tu ne peux pas laisser indifférent, c'est ainsi il faut te faire une raison ! C'est bien normal avec une réputation de bûcheron !

Dans nos mémoires Joël tu as la place que tu as bien mérité !

                                                                                                              Le Père Duchène.

 

 

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