TOI, LUI, et NOUS !
Nous ne jouons pas dans la même cour !
A l'heure où, Messeigneurs se tirent des bourres de gauche à droite, et lycées de Versailles, (vis versa), et de droite à droite et de gauche à gauche, après la grande pantomime il en est qui demain se poserons encore des questions…
Le gâteau étant si appétissant, si attrayant, si gros, si …. Qu'ils en oublient leurs clownesques apparences... Leur avantage, c'est qu'il nous est difficile de pouvoir avoir confiance en l'un ou l'autre ; tous des arrivistes menteurs, capables des plus grandes réformes : effets de manches de prétoire, où la vérité n'est plus rien, seul l'acquittement comptant au détriment de la justice. La puissance et le gain étant maître mot du carriérisme inculqué dans nos grandes écoles, il ne faut pas s'attendre à compassion, et humanisme. Il y a bien longtemps que je ne rêve plus d'honnêteté et que mes illusions sont perdues… Le fric, le fric; le fric…Money, mon Dieu ?!... C'est donc leur chance de nous décourager, de nous démobiliser… pensent-ils ! Sinon comment expliquer de façon rationnelle et intelligente leurs corridas, dans l'arène du pouvoir ? !!!!
Après avoir vécu notre petite réforme (petite de par le nombre que nous étions), nos collègues, agents du Minéfi, s'en préparent une autre (qui sera encore la nôtre), à la dimension supérieure, et qui se réalise sans trop laisser de trace apparente. Baby boum partant en retraite, et les remplacements n'étant pas à l'ordre du jour, il s'agira bien de la plus terrible, la plus grande réduction d'effectifs jamais entreprise dans la fonction public. Pauvre contribuable, qui déjà aujourd'hui vit d'un sale œil, l'attente dans les accueils où se démènent les agents "Hôtesses", submergées devant la marée des manants venus solliciter moult explications… "Ça fait deux heures trente que j'attends, pour un entretien de cinq minutes ! " dit-il médusé en partant, ne pouvant claquer la porte automatique… Et la réduction des effectifs n'est pas finie !...
Oh ! Toi le Divin, devant ces jeux de cour, que d'autres grands commis (comiques) imitent dans les ministères et directions, ne vois-tu point la chienlit qui cache l'orage ?
Aujourd'hui, c'est la politique du "passe ou casse", c'est tout ce que l'on a trouvé en réponse aux grands problèmes des sociétés. Sans vouloir favoriser qui que ce soit cela me semble petit. L'on me bassine à dire que nous sommes dans le siècle de la communication, eh bien si c'est celui des moyens certes, j'en conviens, seulement c'est ce que contient la communication qui m'importe.
Et là c'est le grand désert !
Un petit mot pour vous dire Messeigneurs, que la cause étant entendue pour les feux experts, ils n'en sont pas moins insatisfaits du sort qu'il leur a été réservé (dans les réserves). Une certaine compassion, une interpellation sur leur propre avenir commence à émerger de la peuplade autochtone, néanmoins l'absence d'accueil, l'impossibilité d'être admis comme faisant partie de la "famille" (encore faudrait-il qu'il y en ait une !!! ). La non utilisation rationnelle des capacités techniques ; aucune préparation à notre arrivée ; font qu'aujourd'hui la plupart des "reclassés" sont malheureux, déprimés, oubliés dans un coin. Leur niveau de technicité n'est pas reconnu, n'est pas utilisé, l'équivalence de leur capacité n'est pas de mise avec celle des "intellectuels" de la bergerie d'accueil. Nos placards sentent le renfermé, l'aigre, le rance. Enfin bref, la minorité souffre en silence conformément à votre volonté… A bientôt !
Mes chers collègues, je vous souhaite bien de la réussite et surtout bien du courage, dites vous que vous n'avez jamais été aussi près du bonheur, que les mauvais jours sont derrière. Pour cette raison, il convient de ne jamais se retourner. La route qui vous est imposée est bien longue avant la reconnaissance par vos pairs et impaires, (et manque !); et soyez sûr que vous ne comptez déjà plus dans votre ancienne maison, à qui vous avez apporté quelques heures de gloires, et beaucoup d'embêtements… Insatisfaits permanents, râleurs chromosomiques, revendicateurs professionnels, ce sont là nos titres noblement reconnus par nos seigneurs et non maîtres du temps jadis, ce dont nous sommes fiers… Car nous assurions un service public ! Au fait, qu'en est-il ?
Le Père Duchène.