Déclaration
liminaire du S. U. I
GT HS dans les DRIRE
Nous ne pouvons que regretter et redouter le projet
d’externalisation des missions des DRIRE et notamment le transfert des
contrôles techniques de véhicules poids lourds vers des organismes privés qui,
en plus des contraintes que nous connaissons bien, auront à gérer la pression économique des transporteurs qui, nous
n’en doutons pas, ferons jouer la concurrence commerciale sans se préoccuper
réellement de l’aspect sécurité.
Dans ce
schéma, sommes-nous certains que la sécurité routière de notre pays sera
réellement améliorée?
Ce postulat posé et sachant, qu’à ce jour, aucune décision
de cette nature n’est encore prise, nous continuons à travailler et voulons
mener à son terme le dossier du cahier des charges de la construction des CCV.
Nous demandons donc que soient apportées à ce groupe de
travail, en totalité et en toute transparence, les propositions de tous les
acteurs et en particulier celles du bureau d’étude mandaté par la DARPMI.
A ce sujet nous tenons à rappeler notre double
incompréhension face à la démarche de notre administration de faire appel à un
cabinet privé sachant que le MINEFI
dispose d’un ergonome compétent qui a déjà travaillé sur les conditions de
travail des experts induite par la mise en place de la saisie directe pour la
réalisation des contrôles techniques des poids lourds et qui est de plus
rémunéré par l’état pour ce travail.
Dans ces temps de vaches maigres et de restrictions
budgétaires il est inopportun, voir incompréhensible de disperser les deniers
publics !
Les contours de ce cahier des charges sont bien connus de
tous, mais, à ce jour, il n’existe aucunes réponses, malgré, justement, l’avis
de Monsieur Jonathan, ergonome du ministère qui, en coopération avec Monsieur Francescon, ergonome européen, a
mis en lumière entre autres l’intérêt des chemins de visites sur le centre de
contrôle de Wittenheim.
D’autres pistes, telle la protection collective ne sont
toujours pas prises prioritairement en considération. Les nuisances sonores, de
pollution, celles dues aux mauvaises postures, les créneaux de temps imposés
par l’exercice du métier d’expert technique sont autant d’éléments
incontournables qu’il doivent être traiter, sans oublier l’application du
logiciel saisie directe qui est contraire aux principes élémentaire de
conception en ergonomie et entraîne de nouvelles contraintes. De plus la
codification actuelle génère une perte de temps dans un environnement pollué et
fait perdre l’attention des nombreux
points à contrôler, contrairement à la consignation verbalisée.
Au rythme où est conduite la modernisation du
ministère, nous nous posons la question de savoir si tous les centres de
contrôles ne seront pas construits ou reconstruits, voir loués ou vendus, avant
que le nouveau cahier des charges soit avalisé ?
Enfin, nous constatons que l’administration continue de
minimiser les risques encourus au quotidien par les agents malgré l’existence
de nombreux rapports des inspecteurs d’hygiène et de sécurité qui sont pourtant
sans ambiguïtés quant aux déficiences constatées dans l’application des règles
élémentaires et réglementaires en matière d’hygiène et de sécurité.
De quoi sera fait demain ?