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Déclaration liminaire du S. U. I

GT HS dans les DRIRE

du 25 mars 2003

 

 

Nous ne pouvons que regretter et redouter le projet d’externalisation des missions des DRIRE et notamment le transfert des contrôles techniques de véhicules poids lourds vers des organismes privés qui, en plus des contraintes que nous connaissons bien,  auront à gérer la pression économique des transporteurs qui, nous n’en doutons pas, ferons jouer la concurrence commerciale sans se préoccuper réellement de l’aspect sécurité.

 

Dans ce schéma, sommes-nous certains que la sécurité routière de notre pays sera réellement améliorée?

 

Ce postulat posé et sachant, qu’à ce jour, aucune décision de cette nature n’est encore prise, nous continuons à travailler et voulons mener à son terme le dossier du cahier des charges de la construction des CCV.

 

Nous demandons donc que soient apportées à ce groupe de travail, en totalité et en toute transparence, les propositions de tous les acteurs et en particulier celles du bureau d’étude mandaté par la DARPMI.

 

A ce sujet nous tenons à rappeler notre double incompréhension face à la démarche de notre administration de faire appel à un cabinet  privé sachant que le MINEFI dispose d’un ergonome compétent qui a déjà travaillé sur les conditions de travail des experts induite par la mise en place de la saisie directe pour la réalisation des contrôles techniques des poids lourds et qui est de plus rémunéré par l’état pour ce travail.

 

Dans ces temps de vaches maigres et de restrictions budgétaires il est inopportun, voir incompréhensible de disperser les deniers publics !

 

Les contours de ce cahier des charges sont bien connus de tous, mais, à ce jour, il n’existe aucunes réponses, malgré, justement, l’avis de Monsieur Jonathan, ergonome du ministère qui, en coopération avec  Monsieur Francescon, ergonome européen, a mis en lumière entre autres l’intérêt des chemins de visites sur le centre de contrôle de Wittenheim.

 

D’autres pistes, telle la protection collective ne sont toujours pas prises prioritairement en considération. Les nuisances sonores, de pollution, celles dues aux mauvaises postures, les créneaux de temps imposés par l’exercice du métier d’expert technique sont autant d’éléments incontournables qu’il doivent être traiter, sans oublier l’application du logiciel saisie directe qui est contraire aux principes élémentaire de conception en ergonomie et entraîne de nouvelles contraintes. De plus la codification actuelle génère une perte de temps dans un environnement pollué et fait  perdre l’attention des nombreux points à contrôler, contrairement à la consignation verbalisée.

 

 Au rythme où est conduite la modernisation du ministère, nous nous posons la question de savoir si tous les centres de contrôles ne seront pas construits ou reconstruits, voir loués ou vendus, avant que le nouveau cahier des charges soit avalisé ?

 

Enfin, nous constatons que l’administration continue de minimiser les risques encourus au quotidien par les agents malgré l’existence de nombreux rapports des inspecteurs d’hygiène et de sécurité qui sont pourtant sans ambiguïtés quant aux déficiences constatées dans l’application des règles élémentaires et réglementaires en matière d’hygiène et de sécurité.  

 

De quoi sera fait demain ?

 

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