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Compte rendu de la réunion du 18 septembre 2003

 

1)      Contexte :

Cette réunion de rentrée intitulée groupe de travail « le contrôle technique de 2ème niveau » a été décidée lors de la dernière réunion du groupe plénier du 24/07. Ce jour là en effet, les écarts de position entre la DARPMI et les fédérations syndicales sur le périmètre des missions à garder et les missions à confier aux experts étaient beaucoup trop grands pour qu’un « accord » puisse être trouvé.

 

L’enjeu était donc de taille car il devait apporter des réponses précises à nos interrogations.

 

Il convient de noter, que dans le cadre de la préparation de cette réunion, un projet de décret relatif au reclassement des Experts Techniques des Services Extérieurs a été transmis aux syndicats. Ce compte rendu ne traitera absolument pas de ce volet. Sachez simplement que l’appellation proposée est : TECHNICIEN DU MINEFI .

 

Une copie du projet sera transmise avec le prochain "Aiguillon à l'Industrie" à chaque adhérent du SUI, il sera mis sur le site Internet incessamment.

 

2) Rappel :

-          24 juin 2003 : annonce officielle du ministre d’externaliser les contrôles techniques,

-          25 juin 2003 : 1ère réunion du groupe plénier, définition de la mise en place de la méthode,

-          17 juillet 2003 : 1ère réunion groupe de travail « statut »,

-          24 juillet 2003 : 2ème réunion du groupe de travail plénier.

 

ENCORE UNE REUNION POUR RIEN ,

LA DARPMI, FIDELE A ELLE-MÊME, S’EST RECROQUEVILLEE SUR ELLE-MÊME,

SANS ESPRIT D’ OUVERTURE  !!!

 

Monsieur SOUMET directeur de la DMPA ouvre la réunion à 9 h 30 en répondant d’entrée à une question écrite du SUI qui s’inquiétait de voir la prochaine réunion sur les « fiches de poste et d’emploi » régulièrement repoussée. Celle-ci devrait avoir lieu le 16 ou 17 octobre.

 

Avant que le DARPMI ne commence les débats, les fédérations syndicales font lecture, chacune à leur tour, d’une déclaration liminaire. Elles dénoncent à peu près toutes les mêmes choses, à savoir :

la faiblesse des dossiers présentés,

le manque de créativité dans les propositions, rien de ce qui présenté n’est novateur,

l’absence de volonté de vouloir profiter de l’occasion pour remettre à plat nos activités,

la volonté de vouloir se séparer d’un maximum d’experts techniques,

l’absence de proposition concernant les autres pistes de reclassement en particulier l’environnement,

l’absence de chiffrage du nombre d’agents pouvant rester en DRIRE,

la transmission tardive des documents.

 

Le DARPMI reconnaît effectivement les difficultés d’envoi. Il rappelle le cadre de cette réunion, analyse exhaustive des missions de 2ème niveau confiées aux DRIRE à l’issue de l’abandon des contrôles techniques des poids lourds (2005).

 

Le chiffrage en terme d’effectif, souhaité par les syndicats, fera l’objet d’une nouvelle réunion au cours de laquelle « l’inventaire » des postes susceptibles d’être proposés aux ETSE sera fait, sur le plan quantitatif, des nouvelles fonctions et de la localisation.          


Une présentation des dossiers transmis est faite par les différents intervenants à savoir, M. TROMBONE pour les parties métrologie et équipements sous pression, M. CHAPUT pour la partie véhicules. Il est à noter, pour cette dernière activité, la présence du représentant de la DSCR en la personne de M. GAUVIN.

 

            Pour la métrologie et équipements sous pression il est précisé que les métiers ont fondamentalement changé en quelques années (non seulement on le sait mais on le subit avec la mono activité de certains agents !). Ils sont désormais organisés de la manière suivante :

            surveillance des organismes,

· surveillance du parc,

¸ surveillance du marché.

 

La surveillance des organismes consiste en la réalisation d’audits qualité. Il n’y a pas de place pour les experts ,

La surveillance du parc consiste à s’assurer par sondage que les  différents appareils en service sont conformes. Les experts pourront se voir confier quelques missions dans ces domaines.

 

La surveillance du marché consiste à s’assurer par sondage de la conformité des appareils mis en service sur le marché. Ces missions pourront difficilement être confiées aux experts sauf peut-être le traitement technico-administratif des déclarations de mise en service.

 

Cet exposé n’a rien apporté de nouveau hormis peut-être sur la partie surveillance de parc où l’on constate une marche arrière avec le retour de quelques experts dans cette activité. Bien que le représentant de la SDSI (sous direction de la sécurité industrielle) ait été rassurant sur l’aspect indispensable et pérenne de ces missions, il n’en demeure pas moins vrai que l’estimation chiffrée qui est faite pour les équipements sous pression avec seulement 1250 jours par an équivalent agent temps plein, relève quasi du gag ou de la provocation. En effet cela correspond à moins de 7 personnes (temps plein) au total sur le territoire, on est loin du compte !

 

Il reste encore des zones d’ombre, en particulier sur la délivrance des cartes jaunes et violettes.

 

            Les missions conservées sont les RPT, les RTI, la réalisation d’enquête suite à certains accidents, les identifications de véhicules, les missions de surveillance des organismes agréés au titre du l’ADR et du contrôle technique de véhicules légers.

 

            Mission nouvelle, la surveillance des organismes agréés au titre du contrôle technique de véhicules poids lourds. L’organisation de cette nouvelle activité sera assez proche de celle du contrôle technique de VL. Une différence toutefois, il n’y aura pas centre franchisé, mais des centres gérés directement par les réseaux. Ils seront agréés à l’échelon régional et non pas départemental. La surveillance devrait être, aux dires de l’administration, renforcée. Pour cela, les textes devraient permettre la possibilité aux DRIRE de faire renouveler la VT d’un véhicule sortant d’un centre et sur le plan des sanctions, un renforcement des sanctions administratives par des sanctions pénales (délits et contraventions). Ce système pourrait être étendu au contrôle VL.

 

            Dans ce nouveau paysage les experts pourraient être impliqués à plusieurs niveaux,

            les identifications de VL importés,

· les RTI,

¸ la surveillance des centres et organismes de contrôle.

 

Les identifications de VL importés et RTI : traitement des demandes, renseignement du public, examen du dossier et éventuellement du véhicule, préparation voire délivrance des documents émis par la DRIRE.

 

La surveillance des centres et organismes de contrôle : participation aux visites des centres de contrôle VL et PL pour s’assurer de la conformité des contrôles aux points réglementaires, conformité des installations par rapport à l’agrément, préparation des visites.

 

Les syndicats ont évidemment réagi à cette présentation exhaustive et volontairement restrictive des éventuelles missions pouvant être confiées aux experts ou futurs techniciens du MINEFI . Le SUI a fait part de son désaccord sur le projet en indiquant qu’il ne comportant quasiment rien que nous ne sachions déjà.

 

En métrologie les missions de surveillance du parc correspondent à ce que font ou faisaient déjà les experts, pour les ESP les volumes d’activités sont insignifiants. Enfin pour les RTI et notamment les identifications, la pérennité de ces missions n’est absolument pas garantie.

 

Pour ce qui concerne l’organisation du contrôle de 2ème niveau des PL, le SUI fait part de sa grande inquiétude. Il considère en effet, que transposer aux contrôles PL une organisation de surveillance identique à celle du contrôle des VL peut s’avérer extrêmement dangereux. Christian BOULAIS de la FDSU, indique que la différence entre les 2 systèmes est essentielle, particulièrement au niveau de la notion de « contrôleur/contrôlé ». Cette notion n’existe pas (ou très peu) dans l’organisation du contrôle VL alors qu’elle va être omniprésente dans celle du PL. Il souligne ainsi la nécessité de partir sur des bases solides en matière de surveillance du contrôle technique des PL et de profiter pour cela des compétences immédiatement disponibles des experts pour renforcer la fréquence des visites inopinées des centres agréés.

 

Dans le même genre d’intervention, un autre syndicat a demandé la remise à plat complète de l’organisation des contrôles de 2ème niveau.

 

L’intervention du représentant de la DSCR n’a pas apporté grand chose au débat. Aux critiques formulées par les uns les autres sur le contrôle VL, il a répondu que le système était bon. Il y reconnaît toutefois 3 faiblesses : trop de centres de contrôles, absence juridique de pouvoir réaliser des contrôles inopinés sur la route, enfin faiblesse des sanctions. Le contrôle de PL ne devrait pas connaître ces mêmes faiblesses.

 

Il a été dans l’incapacité d’apporter la moindre précision quant aux contrôles routiers prévus par la directive européenne car ceux-ci ne dépendent pas de sa compétence, mais de la direction des transports terrestres. Dans certains de ses propos, nous avons cru comprendre que ces contrôles n’étaient pas réalisés comme ils le devraient, la faute en incombant pour partie aux DRIRE qui sont dans l’incapacité d’accueillir des véhicules de manière inopinée.

 

Cette direction des transports terrestres étant, aux dires de la DARPMI, intéressée pour accueillir des experts, le SUI a demandé que des représentants de cette direction soient présents lors de la prochaine réunion.

 

Questionné sur les risques de voir se développer plus de centres auxiliaires proches des transporteurs (voire chez les transporteurs) que de centres spécialisés, M. GAUVIN répond que les réseaux auront à assurer un « turn-over » important des contrôleurs.

 

Face aux nombreuses critiques des syndicats qui attendaient de cette réunion de pouvoir négocier ou proposer des idées sur l’organisation du contrôle de 2ème niveau pour «sauvegarder » des postes supplémentaires en DRIRE, le DARPMI s’est contenté d’indiquer qu’il était essentiel que les DRIRE ne loupent pas le virage du contrôle technique de second niveau. Dans le contexte actuel on serait tenté d’indiquer OUI, MAIS POUR QUI ?

 

            Pour résumer, cette réunion s’est malheureusement révélée totalement improductive,  faute de n’avoir pu négocier quoi que ce soit. Les syndicats présents ont été extrêmement déçus du déroulement de cette réunion. Ils attendent des réponses et veulent un véritable débat sur les missions, emplois et formations professionnelles.

 

            En guise de réponse et contrairement à ce qu’il avait annoncé en début de réunion, le DARPMI a annoncé un chiffre approximatif de reclassements des experts (futurs techniciens du MINEFI) affectés aux missions techniques des DRIRE. Ce chiffre est de 70 équivalents temps pleins.

 

        Nous sommes très loin des 30 à 40 % (soit 200 personnes) annoncés par M. PARINI le 24 juillet. Pour tenir ses engagements, il va donc falloir que la DARPMI cherche et recherche, dans les moindres recoins de sa direction, des postes de catégorie B à offrir aux futurs techniciens du MINEFI.

 

Comme nous vous l’avions annoncé, les désillusions sont bien au rendez-vous.

 

Seule une réaction de votre part peut encore faire infléchir le jusque boutisme de notre direction.

 

Notre prochain congrès consacrera évidemment une large part à ce douloureux dossier, alors Rendez-vous à SAVIGNY les BEAUNE le 9 octobre.

 

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