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Compte rendu  réunion du 11 mai 2004

sur l’évolution de l’organisation des DRIRE

 

 

 

1) CONTEXTE : 

 

Ce groupe de réflexion est une émanation du C.T.P Central DARPMI/DRIRE mis en place pour réfléchir, dans le contexte des réformes engagées (externalisation des visites techniques, transfert des aides de l’Etat aux industriels aux régions, etc.…), à l’organisation future des DRIRE.

 

2° PARTICIPANTS :

 

Même configuration que le C.T.P Central, à savoir : la DARPMI, des représentants des directeurs régionaux, de la D.P.P.R (ministère de l’environnement), les O.S représentatives (toutes sauf la C.G.T). Pour le SUI Joël BOULEAU et Thierry GODINEAU

 

Compte tenu de l’ampleur de la tâche, le DARPMI propose d’aborder en séance les deux sujets suivants :

-          l’organisation des contrôles techniques,

-          l’organisation de l’inspection des installations classées.

 

Des documents de travail préparatoires ont été envoyés préalablement aux O.S. Ces documents seront disponibles sur le site internet du SUI dans quelques jours.

 

Le SUI a fait une déclaration liminaire faisant part, entre autres, de son extrême réserve sur le contenu des documents présentés dans la mesure où la mise en place de la L.O.L.F (loi organique de loi des finances) et du projet de réorganisation des services déconcentrés de l’Etat pouvaient à tout instant remettre en cause la réorganisation projetée.

 

Le DARPMI convient en effet que des incertitudes demeurent et propose de faire un point sur l’avancement de ces diverses réformes.

-          les décrets instituant l’organisation de la nouvelle D.G.E (direction générale des entreprises) seront signés la semaine prochaine,

-          un décret du 29 avril 2004 fixe les nouveaux pouvoirs des préfets. En particulier les préfets de région se voient désormais conférer « autorité » sur leurs collègues préfets de département,

-          l’organisation des pôles prévue dans le décret précité devrait bientôt faire l’objet d’un décret,

-          les DRIRE devraient être rattachées à 2 pôles. Le pôle économique avec le T.P.G comme chef de pôle, le pôle environnement avec pour chef de pôle soit le DRIRE, soit le DIREN,

-          des expériences dites « réversibles » sont et seront également engagées au niveau des régions. Exemple coopération avec le pôle « emploi et développement des entreprises »,

-          la réorganisation des services départementaux ne devrait pas se faire sur le même schéma que celle régionale.

 

A ce stade de la discussion le SUI est intervenu pour faire part de ses vives inquiétudes de voir

les DRIRE rattachées à deux pôles différents. Cela constitue à ses yeux l’amorce d’un éclatement, éclatement qui paraît inéluctable à terme.

 

Il est demandé que le ministre en charge de l’industrie lance des signes forts en direction des DRIRE afin d’apporter des garanties sur leur devenir.

 

-          le débat sur la L.O.L.F n’est pas encore terminé, certains rapports préconisent la séparation des fonctions de promotion des DRIRE (développement économique) de la fonction de contrôle (C.T, ENV…).

 

La DARPMI semble consciente du niveau d’anxiété exprimé par les agents des DRIRE.

 

Le débat a ensuite porté sur la future organisation des contrôles techniques des véhicules. La DARPMI considère qu’il faut incorporer la réflexion de l’activité véhicule dans l’organisation des contrôles techniques en général (E.S.P, Métrologie, etc.), les nouvelles missions de contrôle de second niveau étant similaires.

 

A l’appui de ses propos elle donne le tableau tant attendu de la répartition DRIRE par DRIRE des postes de Techniciens du MINEFI (cf. flash info du 11 mai). Ce tableau constitue un pas supplémentaire dans l’avancement de la démarche de l’externalisation.

 

Au vu des orientations définies dans les documents remis avant la réunion, de l’expérience vécue sur le terrain, le SUI a très fermement fait part de ses craintes de voir ces postes ouverts au niveau du siège des régions et non pas au niveau des subdivisions. Cela est d’autant plus vrai pour les petites régions où il apparaît difficilement envisageable de laisser 1 ou 2 agents en charge de l’activité de supervision, éclatés sur le terrain.

 

Le SUI a réaffirmé qu’aucune mobilité géographique ne devait être imposée, les situations des agents concernés ne pouvant en aucun cas être comparées à celles des IIM ou à fortiori à celles des ingénieurs des mines.

 

Le SUI qui a été le seul à entrer dans le débat (les autres O.S sont restées désespérément muettes comme d’habitude) n’a pas manqué de rappeler les difficultés qui vont se faire jour rapidement du fait de la mise en extinction du corps des Techniciens du MINEFI.

 

La DARPMI ne s’est absolument pas montrée convaincante face à ces arguments. Pour elle rien ne laisse présager que les postes seront ouverts uniquement aux sièges, mais rien ne dit que cela ne le sera pas ! Dans la mesure où elle a réaffirmé que les directeurs étaient «maîtres » de leur organisation interne, les craintes sont plus que fondées.

 

Afin de déterminer les grandes lignes d’un schéma d’organisation des activités de contrôles techniques, la DARPMI va questionner très rapidement les DRIRE. Sur la base des 3 points ci dessous, elle va demander aux DRIRE de se prononcer :

-          le pilotage et l’encadrement des opérateurs de surveillance seront assurés par le siège de la DRIRE,

-          un regroupement géographique des agents au sein d’entités assurant l’ensemble des opérations de 1er niveau « véhicules » ainsi que des actions de surveillance et consacrant au minimum 2 E.A.T.P (équivalents temps plein) aux réceptions de deuxième niveau (RS2), aux opérations complexes, à la surveillance des organismes agréés et aux activités métrologie et équipements sous pression.

-          un niveau d’implication des agents d’au moins 50% de leur temps soit pour l’activité « véhicules », soit pour l’ensemble des activités « équipements sous pression et métrologie » pour assurer le maintien de leurs compétences.

 

La réflexion demandée aux DRIRE devra également intégrer le fait que 50 E.A.T.P TSIM et IIM, actuellement en charge de l’activité (de manière partielle ou totale), vont devoir être réorientés sur de nouvelles activités. Se pose donc pour ces agents, le délicat problème de la réaffectation en terme professionnel mais aussi géographique.

 

Enfin a été soulevé le problème du trop faible nombre de postes de secrétaires réaffectées aux activités de contrôles techniques. Proportionnellement au nombre d’agents techniques, il est demandé que ce chiffre soit réexaminé.

 

La réunion s’est terminée sans avoir eu le temps d’aborder le sujet de l’organisation de l’inspection des installations classées. Une prochaine réunion est d’ores et déjà programmée pour le 10 juin prochain.

 

Le SUI encourage ses adhérents à prendre connaissance des documents de travail remis aux O.S. ainsi que de la déclaration liminaire faite en séance. Comme indiqué précédemment, ces documents sont disponibles sur le site internet du SUI.

 

Pour de plus amples renseignements vous pouvez prendre contact avec Joël BOULEAU ou Thierry GODINEAU.

 

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Document de travail 1 et ses annexes: 1-1, 1-2, 1-3, 1-4, 1-5 et 1-6.

Document de travail 2 et son annexe : 2-1

Déclaration liminaire