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Compte rendu réunion du 23 mai 2003

 

5 heures de réunion « fleuve », pour un résultat bien maigre !

 

Une nouvelle fois le SUI a rencontré le chef de projet de la mission « externalisation » des Contrôles Techniques. Après 5 heures d’entretien le résultat apparaît plus que maigre au regard de la débauche d’énergie et surtout par rapport aux enjeux.

 

Un signe peut-être mérite d’être souligné, la présence à cette réunion d’un conseiller direct du Secrétaire Général du MINEFI (M. PARINI). F. MER s’intéresserait-il de plus près aux rencontres avec les organisations syndicales ?

 

Partie sur de mauvaises bases, cette réunion n’a véritablement commencé qu’au bout d’une heure. Le chef de projet faisant sciemment ou non un amalgame entre sa réunion et celle avec la DARPMI prévue dans le cadre du préavis de grève. En clair on nous proposait d’aborder les sujets de désaccord motivant l’appel à la grève du 27, avant même de connaître les dernières propositions du groupe projet. C’était mettre la charrue avant les bœufs !

 

Les choses remises au clair avec le regard bienveillant du représentant de M. PARINI, la réunion s’est déroulée comme le souhaitait le SUI, d’abord la réunion d’information, ensuite l’entrevue avec la DARPMI.

 

La DARPMI et le chef de projet ont de nouveau rappelé le contexte en précisant que la décision n’était pas encore prise. Le chef de projet souhaitait cette réunion pour d’une part être sûr de bien comprendre les positions du SUI sur les différents sujets et d’autre part préparer une future réunion avec la DARPMI prévue mi-juin. Il a également précisé que le ministre ferait lors du CTPM du 24 juin des annonces assez précises qui laisseraient une marge de discussion possible (cela ressemble à s’y méprendre à ce que nous vivons sur les retraites !!!). Tout le monde côté administration a conscience de l’extrême lourdeur du projet et des bouleversements que ce projet induit pour les personnels et les structures.

 

10 points ont été passés en revue lors de cette réunion :

 

Ä PRINCIPE D’EXTERNALISATION

le chef de projet a de nouveau expliqué les motivations de la démarche : confier au privé les missions non vitales de l’administration pour in fine diminuer le nombre de fonctionnaires.

 

Le SUI à quant à lui fait part de sa totale opposition à l’abandon des missions de service public en particulier celles de Contrôles Techniques qui touchent directement à la sécurité.

Il avait parfaitement conscience que cette manœuvre avait plus valeur d’exemple qu’autre chose, car la portée réelle sera somme toute ridicule au regard du nombre (600 agents par rapport au MINEFI et à la fonction publique).

 

  Ä GARANTIE DES REVENUS

une nouvelle fois il est réaffirmé que les agents concernés verront leurs revenus et leur statut de fonctionnaire garantis.

 

Le SUI considère qu ‘il s’agit là d’un minimum et a demandé qu’il fallait même faire mieux dans le cadre des reclassements. Sentant que l’administration avait derrière la tête l’idée d’une diminution du niveau des primes en cas d’augmentation du niveau indiciaire, il a exigé non seulement le maintien intégral du niveau actuel des primes, mais également une augmentation considérant qu’un reclassement en catégorie B devait nécessairement s’accompagner d’un niveau de primes équivalent en citant pour exemple le cas des TIM.

 

Ä RE-AFFECTATION / RECLASSEMENT

Ce point a fait l’objet d’un débat extrêmement dur ! Partant du principe qu’il n’y aura pas suffisamment de missions pour tout le monde au sein des DRIRE, les ré-affectations se feront « …préférentiellement au sein du  réseau MINEFI… », c’est à dire dans les différentes directions de notre ministère, Douanes, DGCCRF, INSEE etc…L’amplitude des mobilités sera la plus réduite possible avec pour objectif le département de l’agent.

 

Ces propositions n'ont absolument pas satisfait le SUI. Il a expliqué et réexpliqué que le métier d’Expert Technique n’avait d’équivalent dans aucune autre direction. Il a de nouveau dénoncé le fait que dans les DRIRE il y avait des missions qui n’étaient pas du tout, ou insuffisamment réalisées et qu’en conséquence, avant d’envisager un éclatement des personnels il convenait de regarder les opportunités en interne DRIRE.  Les cas de la surveillance des organismes délégués en APG, en métrologie et des contrôles des CCTVL ont été donnés en exemple. Ces délégations s’étant transformées au fil des années en abandon pur et simple ! A cet égard les représentants du MINEFI ont semblé intéressés.

L e SUI a affirmé qu ‘il y voyait là une volonté totalement délibérée de la DARPMI de vouloir « virer » les Experts qui ont toujours été les « mal aimés » de la maison DRIRE. Le SUI a exigé un reclassement de l’ensemble des personnels techniques et administratifs au sein des DRIRE car, dans le cas contraire, les agents seraient doublement pénalisés, d’abord sur le plan des traumatismes que cela va générer, ensuite sur le plan du déroulé de carrière. En effet, il apparaît évident que quelqu’un qui partirait dans une autre direction ne se verrait pas prioritaire par rapport aux collègues déjà en place pour bénéficier de promotions. Tout le monde en a convenu.  

Enfin le SUI a rappelé sa volonté de voir mis en place un traitement COLLECTIF de la situation, avant toute initiative de traitement individuel. Il a dénoncé à cet égard une nouvelle fois les dérives constatées au quotidien dans les DRIRE. Le chef de projet a eu des mots très durs pour, lui aussi, dénoncer ces écarts inqualifiables.

 

Ä ACCES A LA CATEGORIE B

Là aussi les débats ont été âpres pour ne pas dire très durs. Bien qu’étant aux dires de l’administration dans une phase d’écoute et d’échange, les choses semblent sur ce point pratiquement figées. L’administration refuse en effet une intégration lente mais automatique du corps des ETSE chez les TIM suivant les propositions du SUI, pour privilégier la création d’un corps « mouroir » de B à 2 grades.

 

Les explications techniques avancées par le SUI sur ce sujet se sont avérées vaines et les choses se sont envenimées lorsque le représentant de M. PARINI, en regardant le pyramidage indiciaire s’est laissé aller en précisant qu’il n’était même pas certain que les Experts Principaux puissent intégrer le 2ème grade de ce nouveau corps. En clair, on reclasserait tout le monde dans un grade unique, le 2ème si gentiment proposé n’étant là que pour l’affichage (merci du peu !).

Cette hypothèse est tout à fait dans la ligne de conduite de la DARPMI qui souhaite remettre en cause ce qu’elle a si brillamment cautionné ces 15 dernières années, à savoir le pyramidage à 2 grades du corps des ETSE.

En effet, dans le cadre d’un plan de requalification elle propose d’intégrer des Experts Techniques chez les TIM selon des modalités qui font fi du pyramidage actuel. Concrètement elle envisage, outre l’examen professionnel classique, de promouvoir certains experts sur liste d’aptitude qui serait ouverte aux 2 grades et non pas uniquement aux Experts Principaux dans un premier temps. De cette manière on imagine très aisément ce qui va se passer:

* les plus anciens n’auront que peu de chance,

* on ne retiendra que les agents politiquement corrects, les « meneurs frondeurs et autres agents » qui s’expriment sans doute un peu trop au goût de certains  pourriront dans le nouveau corps mouroir,

* les experts principaux pourront se voir doubler sans aucun critère objectif par des agents du 1er grade, un peu comme si un ingénieur de l’industrie et des mines passait grâce à son faciès ingénieur des mines,  devant un brillant ingénieur divisionnaire (le SUI laisse ses collègues du SNIIM méditer sur cette manière de faire !!!),

* démotivation totale des agents.

 

   Le SUI est resté sur ses propositions qui sont :

                  * création d’un nouveau corps de B déclaré immédiatement en extinction,

* intégration automatique de tous les Experts Principaux en TIM suivant un calendrier à définir (1 ou 2 ans maxi),

* pour les experts du 1er grade reclassés dans le nouveau corps, intégration automatique chez les TIM au fur et à mesure des promotions (le nouveau corps vivra normalement comme tous les autres avec son lot de promotions annuelles),

* promotions selon 2 possibilités, liste d’aptitude et examen professionnel comme partout ailleurs selon les règles classiques.

Il est important de préciser que ces propositions n’ont rien de particulier car elles ont déjà été appliquées par d’autres ministères pour des cas similaires notamment à la DDE pour les conducteurs de travaux (cat. C) reclassés en contrôleurs des travaux (cat. B).

Dernier point à préciser sur ce sujet, l’administration annonce toujours un « plan significatif » de qualifications, sans jamais en définir le nombre. Pour l’anecdote 2002 était qualifié de significatif avec 17 postes ouverts (environ), combien d’experts ont-ils été pris ? 4 !!!  La DPMA a d’ailleurs semblé fort intéressée par nos propos et quelque peu estomaquée par la façon dont la DARPMI gère les promotions.

 

Ä PLAN DE QUALIFICATION

Indépendamment du cas plus particulier des ETSE, l’administration envisage également pour les agents administratifs et les chefs de centre, des mesures d’accompagnement. Il a été évoqué entre autres, le cas du maintien de la rémunération pour les secrétaires des CCV qui bénéficient de la NBI. Cette prime étant attachée à la fonction, est en théorie appelée à disparaître en cas de reclassement. Il serait envisagé la mise en place d’une prime compensatrice.

 

Le SUI est évidemment tout à fait d’accord pour le principe du maintien des rémunérations pour les AA, mais ne cautionne pas le principe d’une indemnité compensatrice pour 2 raisons essentielles :

* la NBI se faisant par attribution de points d’indice supplémentaires, elle entre dans le calcul de la retraite. L’attribution d’une quelconque indemnité n’aura pas les mêmes effets.

* une indemnité compensatrice a pour vocation à compenser une perte financière à un instant "T", elle diminue voire disparaît totalement au fur et à mesure des augmentations de salaire par changement d’échelon et/ou augmentation  du point d’indice.

Le SUI a indiqué qu'il privilégie en revanche la piste d’une progression indiciaire par l’obtention du NEI et plus généralement par l’accession des AA à la catégorie B.   

 

Pour les TIM touchés par l’abandon des missions, l’administration propose une accélération des passages en IIM par le biais d’un repyramidage du corps.

 

Ä PECULE DE DEPART

L’administration indique qu’elle maintient le principe d’une prime au départ. On a cherché à nous expliquer, que dans un souci d’affichage il convenait de ne plus appeler celle-ci «prime d’incitation au départ », mais « aide pour repartir dans une nouvelle vie ». Le résultat est bien évidemment le même, l’administration cherchant à minimiser l’impact.

Toujours dans le souci de ne pas faire d’amalgame ou de fausse note avec le sujet brûlant des retraites, il a été annoncé que cette prime, dont on ne connaît toujours pas le montant, serait limitée aux personnes âgées de moins de 50 ans.

 

Vous lisez bien, MOINS DE 50 ANS !!! Quand le SUI a entendu cette mesure il a vraiment cru à une plaisanterie ! Dans toutes les entreprises privées on incite les plus de 50 ans à partir, dans l’administration on fait contraire. Allez y comprendre quelque chose.

Le SUI ne peut évidemment pas cautionner une telle ineptie. En revanche comme l’administration semble incapable de définir un montant à la prime, elle a demandé au SUI ce qu’il en pensait. Ayant déjà réfléchi au sujet le SUI a évoqué la piste de ce qui s’était pratiqué au ministère de la défense il y a quelques années et a fourni à l'administration des éléments concrets. 

 

Ä BERKANI (personnels d'entretien)

Le chef de projet a évoqué le problème de ces personnels qui, si l'externalisation devait se confirmer, risqueraient de ne plus être autant employés par les DRIRE (nettoyage des CCV). L'administration va chercher à leur conserver le même volume d'heures d'entretien soit dans les autres locaux des DRIRE, soit dans les autres implantations locales du MINEFI. Si ces personnels souhaitent dénoncer leur contrat, l'administration semblerait prête à leur attribuer une compensation financière.

 

C'est bien le minimum qu'il peut leur être proposé !

 

Ä REGISSEURS

Ces agents chargés de la gestion de la comptabilité au sein des DRIRE seront aussi touchés par l'externalisation. Dans ce cas certaines taxes et redevances encaissées deviendront moins importantes. La réactualisation de leur situation financière est à l'étude.

 

Ä DUREE DU PLAN

Ce sujet évoqué d'une manière très succincte nécessite d'être repris lors de la prochaine rencontre du SUI avec l'administration ou le chef de l'équipe projet.

 

Ä STRUCTURE DE RATTACHEMENT

Le chef de projet a précisé que le futur corps de catégorie B, celui proposé par l’administration bien sûr,  continuerait d’être géré de manière centralisée par le comité de pilotage des DRIRE intégré dans la nouvelle grande direction de l’industrie qui va englober DIGITIP et DARPMI.

 

Le SUI lui a fait remarquer toutes les difficultés induites par le fait que les personnels risquent de se trouver dispatchés dans de nombreuses autres directions ( sur sa proposition !), voire dans d’autres ministères ou ailleurs.

M Osmont, présent à ce moment là, a cru bon de préciser que la DARPMI gérait déjà actuellement de telles situations.

 

ETAIENT PRESENTS A CETTE REUNION

Pour le SUI

 

Mme Ch. CRAIPEAU et MM J.P FRILEUX, A. XIMENES, J.C BOURGUIGNON, Th. GODINEAU, P. POYEN.

 

Pour l'administration

 

Secrétariat Général du MINEFI : M. BOUJEAIS

Chef de projet : M. COLMENERO-CRUZ

DPMA : M. LAMAYON

DARPMI : MM. OSMONT, CHAPUT

 

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