Retour

Zone de Texte:
EXTERNALISATION : 2ÈME RÉUNION, AUCUNE RÉPONSE !

 


Dans le cadre du projet d'abandon des missions, appelé pudiquement VT 2005 et annoncé le 09 avril dernier par M. PARINI, une première réunion avec le SUI a eu lieu le 16 avril. Nous vous en avions d'ailleurs tenus informés dès le 17 sur le site de notre syndicat.

 

Une nouvelle réunion entre le SUI et le groupe projet c'est tenue le 6 mai 2003. Elle était programmée pour faire le point d'avancement sur les différentes pistes de réflexions annoncées le 16 avril en particulier sur :

-          faisabilité du passage en TIM selon les propositions du SUI,

-          nouvelles missions proposées aux ETSE,

-          niveau du plan de qualification,

-          montant de l'indemnité d'incitation au départ,

-          périmètre des activités conservées,

-          problèmes spécifiques des personnels administratifs.

 

Malgré notre extrême insistance vis à vis de nos 2 interlocuteurs (voir ci-après), nous n'avons eu AUCUNE REPONSE à nos interrogations et cela même si le chef du groupe projet nous a confirmé qu'il était tout à fait d'accord pour nous rencontrer quand nous voulions.

 

Parfois, avec l'habitude, on arrive malgré tout dans ce genre de réunion à déceler une quelconque information, ici, strictement rien,

-          rien sur les mesures significatives de passage en TIM,

-          rien sur le montant de la prime d'incitation au départ,

-          rien sur le futur statut des agents,

-          rien sur le périmètre des activités restantes, etc.

 

Le SUI est consterné face à une telle attitude. Il a indiqué, durant ces 3 heures de réunion stériles, qu'il s'estimait berné sur toute la ligne, que les agents sur le terrain eux voulaient des réponses, qu'ils étaient très inquiets et qu'il était inconcevable d'attendre le CTPM du 24 juin, déjà reporté d'un mois, pour s'entendre dire tout haut ce que tout le monde savait tout bas ! De plus qu'il ne fallait pas prendre les agents pour des idiots quant à la nouvelle date retenue du CTPM à quelques jours des vacances estivales ce qui rendra si nécessaire, difficile leur mobilisation !

 

Le SUI a réaffirmé sa position qui est parfaitement claire : le SUI refuse toute idée d'abandon ou de délégation de mission. Si malgré tout, le ministre confirme l'orientation d'externalisation, le SUI luttera pied à pied pour que l'ensemble des agents bénéficie d'un reclassement à la hauteur de l'évènement. Il en fait un point d’honneur.

 

Au risque de nous répéter, aucune réponse ne nous a été donnée sur les mesures annoncées le 16 avril.

 

Nous nous sommes évertués à dire qu’il y avait urgence à obtenir des réponses, le chef de projet répétant inlassablement que la décision n’était pas encore prise et que le dossier qui comporte 2 volets , l’un  technique/ législatif et l’autre social, était complexe.

 

Sur l’aspect technique/législatif, la DARPMI travaille avec la DSCR pour définir le futur périmètre des missions et le contrôle des niveaux. Elle réfléchit également au devenir du patrimoine. Sur le plan social, un premier courrier serait en cours d’envoi à la Fonction Publique pour connaître les orientations à prendre sur les aspects statutaires et le réemploi des agents.

 

Le terme « MOBILITE GEOGRAPHIQUE » est revenu assez souvent dans les propos du chef de projet. Le SUI est violemment intervenu pour dénoncer et bannir ce terme. Il refuse catégoriquement toute notion de mobilité géographique imposée, en arguant que le reclassement au niveau de chaque département ne  toucherait qu’une poignée d’agents et qu’en conséquence tout devait impérativement être fait pour trouver des solutions locales. De même, il n'a pas manqué d'évoquer la mobilité fonctionnelle qui est largement pratiquée pour les catégories B et A sans aucune difficulté majeure.

 

Concernant le reclassement des Experts Techniques, il semblerait que la proposition du SUI de faire basculer le 2ième grade du corps (les experts principaux) directement dans le corps de TIM, tandis que le 1er grade intégrerait provisoirement un nouveau corps de catégorie B à créer, avant d’intégrer ensuite progressivement le corps de TIM, ne soit pas à ce jour retenue. On n’a pas pu en savoir les motivations. En revanche on nous annonce toujours des "mesures significatives" de reclassement, mais sans en préciser le nombre.

 

Sur ce dernier point, l’administration a souhaité connaître notre position sur la méthode à employer pour le reclassement des agents en TIM. Cette question n’a pas été posée au hasard, car au fil de la conversation on a parfaitement compris ses intentions : elle souhaite mettre en place un système de sélection pour ne prendre que les meilleurs (tant pis pour les autres !!!). Pour le SUI cette solution est inenvisageable. L’abandon des missions étant exceptionnelle, le SUI exige des mesures exceptionnelles de reclassement, quitte à ce qu’elles soient dérogatoires aux textes généraux.

 

Le SUI a fait les propositions suivantes :

1)       basculement de tous les experts principaux en TIM, éventuellement étalé suivant un calendrier prédéfini,

2)      basculement de tous les experts 1er niveau dans un nouveau corps de catégorie B,

3)      pour ces derniers, possibilité par la suite d’accéder au corps des TIM suivant 2 méthodes :

a-      sur liste d’aptitude (au choix) avec comme élément principal de sélection l’ancienneté, seul critère objectif selon le SUI,

b-      examen professionnel. Cela nécessite un plan pluriannuel conséquent de requalifications, des mesures d’aide à la préparation à cet examen et enfin comporter de véritables épreuves professionnelles adaptées aux missions des experts.

 

Le SUI a également averti le chef de projet qu’il dénoncera au plus haut niveau si nécessaire avec l'appuie de la FDSU, toute tentative d’un syndicat corporatif qui s’opposerait au reclassement des experts chez les TIM. Les experts ont, il y a quelques années, vécu la même situation avec par exemple les ATC. Ils sont fiers aujourd’hui d’avoir contribués au reclassement de ces agents qui se sont pleinement épanouis dans leurs nouvelles missions.

 

Le SUI s’opposera aussi à toute proposition visant à instaurer un quelconque système de sélection. A ce propos il a également fortement dénoncé les pratiques sauvages de certaines DRIRE qui mettent en place, sans aucune légitimité, des réunions avec les agents pour demander parfois l’établissement de curriculum vitae et autres « conneries » puisque personne ne sait rien (d’après ce que l’on nous dit !!! ). Ces réunions n’ont qu’un seul objectif, mettre la pression sur les agents pour les inciter soit à quitter l’administration, soit à accepter des postes au rabais, n’importe où et à n’importe quelles conditions. Le SUI a exigé que la DARPMI mette de l’ordre dans les régions en rappelant à leurs obligations les directeurs.

 

Le chef de projet nous a fait part de la composition du comité de pilotage (ce qui confirme bien que "les carottes sont cuites"), où sont désignés pour le ministre, M. PARINI, pour la DPMA, M. CAZANOVA, pour la DARPMI, M. DUMONT, pour la DSCR, M. GAUVIN, le nom du représentant de la DTT (Direction des Transports Terrestre) n'est pas encore connu et 2 directeurs de DRIRE, Mme HOMOBONO (IDF) et M. DUMOLARD (Centre). Deux services du MINEFI sont associés, la DGI (dans le cadre des domaines) et la DAJ (parties statutaire et mobilité).

 

Le SUI est intervenu pour faire remarquer qu'un service n'était pas associé à ce comité, à savoir l'Hygiène et la Sécurité. Considérant que d'une part le choc psychologique risquait d'être important pour les agents, ce ne seront certainement pas les chefs de projet régionaux qui auront la capacité ni la formation pour aider les personnels et que d'autre part, pendant la phase "transitoire" il n'était pas question de bloquer les crédits sur les CCV au détriment de la sécurité immédiate, sous prétexte qu'ils allaient être vendus. Aussi, le SUI demandait qu'impérativement, la sous direction chargée des questions d'Hygiène et de Sécurité, les médecins de préventions, les assistantes sociales et bien entendu les CHSDI, soient obligatoirement associés. Nous pensons avoir été entendus.

 

La réunion s’est terminée sur le problème et donc le devenir des agents administratifs des CCV qui vont également faire les frais de cette triste opération. Bien qu'un certain nombre de personnes ne sera pas remplacé du fait de départ à la retraite, sur quels postes va t-on intégrer l'ensemble des agents restants, connaissant :

ü l'évolution du métier de secrétaires mis en place sur niveaux,

ü la perte des missions : APG - Métrologie - DI,

ü et que l'ensemble des autres ministères "dégraisse" également ?

 

Le SUI n'a pas manqué d'indiquer que les personnels éprouvent de fortes inquiétudes relatives aux changements notables de leurs missions et les appréhendent car leurs fonctions sont très spécifiques et très techniques. Ces agents assurent au quotidien l'accueil téléphonique ou physique des usagers qui exigent souvent des réponses immédiates à des questions techniques et pratiques. Ces propos semblent avoir intéressé la représentante de la DPMA sachant qu'au niveau de cette direction la majorité des agents à catégorie égale, n'a pas une responsabilité professionnelle aussi importante qu'en DRIRE

 

Aucune proposition n'a été faite pour les agents souhaitant partir à la retraite. Le personnel administratif semble laissé pour compte. Le SUI lui, estime qu'il pourrait être envisagé un passage en catégorie B pour certains de ces agents. La question de déplacement géographique a été aussi évoquée car cette solution ne pourrait qu'être déstabilisante pour les agents même s'il s'agissait de rester dans le même département sachant qu’ils devraient changer de mission et se réadapter. On peut aussi douter de la progression de carrière des ces agents même si une requalification et des formations adaptées sont mises en place. Toutes ces questions sont restées sans réponse probante de la part de notre interlocuteur.

 

En conclusion:

A la lecture de ce compte rendu, vous comprendrez bien que nous ne puissions pas rester les bras ballants. Le SUI vous demande de prendre conscience de toute l’importance que revêt notre appel à la grève et à l’action pour le 27 mai 2003. Notre démarche qui durera le temps qu’il faut, a pour but d’obliger l’administration à négocier dans le cadre réglementaire d’un dépôt de préavis de grève et plus largement pour assurer dignement notre avenir.

 

Le SUI  restera vigilent et intraitable sur le sort qui sera réservé aux agents concernés par cette grande braderie. Plus que jamais nous avons besoin de rester UNIS ET SOLIDAIRES. 

 

ETAIENT PRESENTS A CETTE REUNION

Pour le SUI

 

Mme Ch. CRAIPEAU et MM J.P FRILEUX, A. XIMENES, J. BOULEAU, J.C BOURGUIGNON, Th. GODINEAU,

 

Pour l'administration

 

Chef de projet : M. COLMENERO-CRUZ

DPMA : Mme SANVOISIN

 

Retour