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Courrier du 9 février 2004 du SUI à la DARPMI  

 

 

Objet : plan de qualification pour l’accès au corps des TSIM.

 

 

Monsieur le Directeur,

 

Face à l’urgence de la situation et avant même la tenue de la réunion du 12 courant sur le sujet cité en objet, le SUI tient à vous faire part de ses réactions.

 

Le SUI note que certaines de ses observations formulées lors des dernières réunions ont été entendues, c’est pourquoi il accepte de travailler avec vous sur ce sujet.

 

1) Propositions de modalités de plan de qualification exceptionnel :

Le SUI réaffirme que la réforme vécue est imposée. En conséquence, les modalités de ce plan exceptionnel doivent être les moins contraignantes possibles et s’adresser à l’ensemble du personnel, aucun agent ne devant être laissé sur le bas côté ! C’est la raison pour laquelle le SUI revendique :

§  Un équilibre équitable entre les 2 possibilités d’accession à la promotion. Le nombre de possibilités de promotions par liste nationale doit être identique à celui prévu par épreuves,

§  Suppression de la contrainte des 10 et 5 ans d’ancienneté dans le service. Ces notions n’apparaissaient pas dans la précédente version. Par ailleurs le SUI vous rappelle que les agents visés par cette contrainte sont déjà exclus du dispositif d’attribution de la prime de projet personnel. Le SUI ne peut et ne pourra accepter que ces agents soient doublement pénalisés pour être tout simplement les oubliés du processus !

 

2) Choix par épreuves :

Pour avoir les meilleures chances de réussite, il est impératif que les agents puissent bénéficier préalablement à l’examen de formations ad hoc. Le SUI demande que des sessions de formation à la rédaction de rapport ou de note de synthèse soient organisées et proposées avant la date des épreuves. De la même manière, chaque agent «déclaré» devra pouvoir bénéficier d’une formation à l’oral.

 

3) Choix par liste nationale :

Ce paragraphe appelle de la part du SUI les 2 commentaires suivants :

§    Qu’appelle t-on «commission» ? Qu’elle en sera sa composition, sa compétence, sa légitimité ? Le    SUI demande qu’un représentant du corps actuel des ETSE soit présent au sein de cette commission.

§         afin de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, le SUI demande l’établissement et la communication de critères de sélection, la part de subjectivité devant être la plus faible possible.

 

4) Formation des agents concernés :

Sur ce point, aucune avancée n’est constatée. Le SUI maintient donc ses observations formulées dans son courrier du 14 janvier dernier à savoir :

 

§   La formation actuelle des TSIM issus de l’examen professionnel, du concours interne et de la liste d’aptitude n’est pas satisfaisante,

§         Le projet qui prévoit d’étaler sur 2 années la formation n’est pas acceptable à bien des égards. Il contient beaucoup trop de zones d’ombre pour être validé, notamment :

 

ð Les agents promus par liste d’aptitude doivent faire l’objet d’un traitement adapté,

ð Y aura t-il des évaluations comme cela se pratique actuellement à Douai ?

ð Intérêt de mettre en place un tronc commun dans la mesure où les affectations seront connues avant le départ de la formation.

 

5) Affectation des postes :

Le SUI note à ce sujet des avancées. Cela étant, il se déclare toujours en désaccord avec vos règles de gestion du personnel qui sont trop contraignantes et qui manquent singulièrement d’homogénéité.

 

L’assouplissement consenti pour la durée dans le 1er poste n’est pas suffisant. En particulier, s’il s’agit pour l’agent d’un rapprochement familial (cette situation est très fréquente), la priorité doit être garantie, y compris s’il n’est pas le seul postulant. Dans l’hypothèse de 2 demandes de rapprochement familial, bien entendu l’ancienneté doit alors prévaloir.

 

La notion « d’interclassement » notée dans votre projet mérite d’être éclaircie. Si l’on comprend aisément le principe pour les promotions par épreuves, cette notion est beaucoup moins évidente pour celles  par liste nationale.

 

6) reclassement dans le corps des TSIM :

Le SUI vous rappelle les difficultés d’application du décret 94-1016 du 18 novembre 1994 relatif aux dispositions statutaires communes à divers corps de fonctionnaires de la catégorie B pour les agents ayant atteint les 6° et 7° échelon du deuxième grade du corps des ETSE.

 

Conclusions :

Même s’il note des avancées sur certains points, le SUI n’est toujours pas d’accord sur votre projet de mise œuvre de plan de qualification. L’introduction d’une condition d’ancienneté pour la sélection par épreuves et les modalités de formation constituant les principaux points de désaccord.

 

Par ailleurs, le SUI renouvelle ses 2 demandes formulées le 08 janvier à savoir :

§ Établissement d’un comparatif de déroulé de carrière entre un reclassement en qualité de Technicien du MINEFI et une promotion en TSIM,

§ Nécessité de saisir l’opportunité de ce plan de qualification pour pratiquer, lorsque cela s’avère avantageux et à la marge, des « coups de chapeau ».

 

Enfin,   ce plan de qualification exceptionnel venant se juxtaposer avec les modalités classiques de promotions, le SUI souhaiterait connaître comment le contingent de promotions «normales» en TSIM lié au renforcement de l’inspection pour les 3 années à venir (400 inspecteurs) va être réalisé.  

 

Dans l'attente, veuillez agréer Monsieur le Directeur, l’assurance de notre considération distinguée.

 

                                                                                                          Le Secrétaire Général du SUI

                                                                                                                      J.P FRILEUX

Copie :

-         M. le Secrétaire Général du MINEFI

-         M. le Délégué Fédéral de la FDSU

-         Chrono

 

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