Nîmes, le 20 mai 2003
Monsieur le Rédacteur
CAPITAL
15
rue Galvani
75809
PARIS Cedex 17
Monsieur FRILEUX Jean-Pierre
Secrétaire
Général du SUI
S.U.I.
8
rue de l'avenir
30000
NIMES
Réf
: Capital5.03/Divers/33
Objet
: Droit de réponse à un article de Capital.
Monsieur le Rédacteur,
Le numéro 140 de CAPITAL paru en mai 2003 consacre, entre
autres, un article sur le fonctionnement du MINEFI. Un sous chapitre de cet
article intitulé "la cure d'amaigrissement du mammouth a commencé"
(page 86) annonce le transfert d'activité d'environ 600 ouvriers fonctionnaires
de l'industrie (dépendant de Bercy) vers le secteur privé.
L'auteur de cet article fait sans
aucun doute référence aux Experts Techniques des DRIRE (Direction Régionale de
l'Industrie et de la Recherche) plus connus sous le nom '"d'inspecteurs du
service des mines", appellation disparue depuis plus de 20 ans
Le SUI, Syndicat Unitaire à
l'Industrie membre de la FDSU, Fédération Des Syndicats Unitaires (première
fédération des finances où adhère le SNUI, Syndicat des Impôts) et majoritaire
chez ces personnels est indigné des propos tenus dans cet article, car non
seulement ils détournent totalement le sens réel de leurs missions, mais de
surcroît jettent le discrédit sur ces agents.
Contrairement à ce qui est indiqué,
les Experts Techniques ne sont pas des garagistes
spécialisés en poids-lourds chargés d'effectuer le contrôle technique des
camions de l'État.
Ces agents, au nombre de 550
environ, sont chargés de réaliser le contrôle technique de l'ensemble des
véhicules lourds de plus de 3,5 tonnes circulant sur le territoire français. A
ce titre ils réalisent par an pas moins de 1.300.000 visites de contrôle sur
les véhicules de transport de marchandises, mais aussi et surtout sur les
transports en commun de personnes (bus et cars) de transport de matières
dangereuses (citernes d'essence, de gaz et chimiques).
Ce sont de véritables professionnels
de la sécurité ayant de très grandes connaissances techniques et
réglementaires. Bien que travaillant dans l'ombre (quelques-uns dans chaque
département) dans des conditions pas toujours faciles, les Experts Techniques
constituent un maillon essentiel de la sécurité routière. Ils sont de surcroît
parfaitement reconnus et appréciés par les "clients" que sont les
industriels transporteurs qui apprécient leurs compétences et surtout leur
impartialité.
C'est donc cette mission de service
public de sécurité que le ministre F. MER souhaite "brader" au privé
et non pas une "bizarrerie" comme l'indique l'article. Ce qui
pourrait paraître bizarre en revanche, c'est le décalage entre le discours du
Président de la République et son ministre des Finances. D'un côté la sécurité
routière est affichée comme étant l'une des priorités du mandat présidentiel,
de l'autre on prend le risque de fragiliser l'un des maillons sûrs de la
sécurité routière.
Pour
en finir, l'argument économique affiché par le ministre est non fondé. En
effet, peut-être ne le savez-vous pas, mais à chaque visite réalisée l'État
perçoit une redevance (34 euros en moyenne) ce qui représente des sommes non
négligeables au plan national.
En conséquence, nous vous demandons un droit de réponse, simplement pour que la vérité soit rétablie et que la liberté de parole ne reste pas un vain mot.
Restant
à votre disposition, veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur, l'assurance de
notre considération distinguée.
Le
Secrétaire Général du SUI
J.P
FRILEUX
Copie :
-
DF
de la FDSU
-
Responsables
SUI
-
Tous
personnels DRIRE