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DECLARATION LIMINAIRE DES FEDERATIONS FDSU CGT FO CFDT

A LA REUNION DU 17 JUILLET 2003

 

 

 Nos organisations rejettent unanimement la perspective de privatisation des Centres de Contrôle des Véhicules, annoncée début avril par le secrétaire général du ministère. Le Ministre a choisi de passer en force et d'annoncer le 24 juin 2003 sa décision de privatisation sans aucune concertation préalable.

 Nous prenons acte de cette décision et des graves conséquences qu'elle fait peser sur

- les missions de service public

- les intérêts des personnels malgré leur mobilisation,

- la sécurité routière, priorité du président CHIRAC

 

 Le secrétaire général a proposé aux organisations syndicales de fixer par la négociation le cadre d’exercice des missions de service public et de reclassement des agents suite à cette décision.

C'est contraints et forcés que nous entrons dans cette logique pour défendre les intérêts des agents du réseau DRIRE.

Cette situation ayant un caractère exceptionnel nous sommes fondés à demander un traitement exceptionnel à la hauteur des enjeux, l'aspect social étant primordial.

 Il ne saurait pour nous être question de simplement négocier les meilleures conditions possibles pour les personnels des abandons de missions publiques et des suppressions d’effectifs, même lissées dans le temps par le reclassement des experts techniques dans un corps en voie d’extinction.

 L’abandon, dorénavant acté, de la mission de contrôle périodique direct des véhicules poids lourds est l’occasion d’un redéploiement des personnels sur des missions de service public nouvelles ou à renforcer.

Si nous avons accepté la méthode qui nous a été proposée le 25 juin, nous rejetons la manière dont elle est mise en œuvre : réunion aujourd'hui sur le plan social prélude d'une réunion plénière la semaine prochaine en occultant la réunion du groupe technique sur les missions.

Nous vous informons dès maintenant qu'il est hors de question que nos fédérations participent à la réunion pleinière du 24 juillet sans que celle-ci soit précédée d'une réunion du groupe missions. A nos yeux, de la réflexion sur les missions doit découler une estimation des moyens nécessaires pour les assurer. Elle doit donc précéder une nouvelle réunion du présent groupe de travail.

 

Compte tenu de ces préalables nous n'envisageons pas une réunion plénière avant le mois de septembre.

 

Nous avons bien reçu le dossier mais les délais qui nous sont imposés pour son examen ne nous ont pas permis de l'appréhender complètement pour la présente réunion.

Nous pouvons toutefois déjà vous informer des positions que nous avons définies en commun :

 

- l'objectif est le reclassement rapide dans un corps existant, le corps en voie d'extinction ne peut être qu'un corps "sas" de durée limitée

- le plan de qualification annoncé doit être réellement significatif et devra éviter les dérives de la gestion DARPMI.  Une intégration immédiate dans le corps des TSIM à hauteur de la moitié des effectifs existants est un minimum pour les fédérations.

 -  nous réaffirmons notre volonté de voir classer le corps des experts techniques en service actif  eu égard à la pénibilité du travail et à l'exposition reconnue des agents au risque amiante.

- la position envisagée dans le compte-rendu sur l'aspect indemnitaire du nouveau corps est inacceptable, la référence devant être le barème indemnitaire du corps B technique actuel, celui des TIM.

-         la prime de projet personnel doit être proposée à tous les agents sans restriction et son montant  doit être uniforme et suffisamment conséquent.

 

 

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