En 1950, ils n'ont pas prévu
le microprocesseur, la carte à puces,internet, la scolarité Jusqu’à 18 ans
et les cinq semaines de congés payés,
mais, en 2000, ils savent déjà
que les actifs de 2040 ne pourront pas payer les retraites de 2040.
Ce
n'est pas le nombre de personnes en âge de travailler (20 ans/59 ans) qu'il
faut comparer au nombre de personnes de plus de 60 ans, mais plutôt le nombre
global "d'actifs réels" au nombre "d'inactifs
réels" (les jeunes, les chômeurs, les femmes "au foyer",
les rentiers, etc…) qui sont tout autant "à la charge" des
"actifs" que les retraités. Le taux de chômage et le nombre d'emplois
réels sont donc des éléments essentiels dans toute réflexion sur l'avenir des
retraites.
Il
faut surtout prendre en compte la productivité du travail et l'évolution
globale du PIB. En 1950 en France, 4 millions de cultivateurs nourrissaient
difficilement 40 millions d'habitants ; en 2003, ils sont 800 000,
ils nourrissent 60 millions d'habitants, il y a des excédents et des
exportations.
La
productivité du salarié de 2040 sera plus importante que celle du salarié de
2003 ; son activité permettra de financer plus de dépenses collectives sans
compromettre sa propre rémunération.