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Compte rendu réunion DARQSI/Organisations Syndicales

du 22 février 2007

 

                                                                                                                              

 

TOUR DE FORCE DE L’INTERSYNDICALE

LES INQUIETUDES DEMEURENT

 

Alors que la DARQSI avait prévu de présenter un bilan de VT 2005 dans le cadre d’une « évaluation concertée des réformes engagées » l’intersyndicale a réussi à faire modifier l’ordre du jour pour ne parler que du projet de fusion DRIRE/DIREN.

 

Il faut dire qu’après 2 mois et demi de blocage des instances de concertation, doublés d’une interruption totale de dialogue, la nécessité de rétablir le contact se faisait sentir de part et d’autre.

 

Face aux enjeux du moment, les principales organisations syndicales (toutes sauf la CFDT) avaient décidé de reconduire l’unité au travers d’une intersyndicale.

 

Une déclaration liminaire a été élaborée et lue en séance. L’idée principale de cette déclaration était d’une part de dénoncer la faiblesse du contenu du dossier de travail transmis sur VT 2005, notamment sur l’aspect social insuffisamment développé, d’autre part d’exiger des informations sur les autres réformes réalisées ou en cours, dont la fusion DRIRE/DIREN.

 

L’idée de l’intersyndicale n’était évidemment pas d’éluder le sujet VT 2005 toujours présent dans nos esprits (tout au moins au SUI), mais de demander la tenue d’une commission de suivi dont le principal objectif est de s’assurer du respect des engagements pris en 2005.

 

Les documents de travail transmis par la DARQSI ne correspondent d’ailleurs pas à nos attentes, vous pourrez en juger par vous-même en consultant sur notre site ces documents.

 

La directrice a répondu que cette réunion a été organisée sur demande écrite des ministres T. BRETON et J.F COPPE (courrier du 22 décembre 2006) avec pour consigne de procéder à une évaluation concertée des réformes réalisées.

 

Selon la DARQSI, seule la réforme VT 2005 est suffisamment aboutie pour permettre de tirer un bilan.

 

Les organisations syndicales contestent cette vision des choses en précisant que bien d’autres réformes mériteraient de faire l’objet d’une évaluation comme par exemple, la fusion industrie/finances, la création de l’ASN, le PMI, la réorganisation des DRIRE, les délégations en matière de métrologie, d’APG, etc., sans oublier bien sûr la fusion DRIRE/DIREN.

 

La situation étant à ce stade bloquée, les organisations syndicales ont décidé de solliciter une suspension de séance afin de déterminer la stratégie à tenir.

 

De retour en salle les organisations syndicales ont réaffirmé qu’elles se refusaient à parler de VT 2005 compte tenu de la faiblesse du dossier qui n’apporte aucune précision sur les difficultés rencontrées par les personnels impactés en matière de reclassement, de droit de remord, de modalité d’intégration, de maintien des rémunérations, de conditions de travail, etc. Elles ont en revanche exigé qu’une réunion de la commission de suivi soit tenue dans les prochaines semaines afin de faire le point sur les différents sujets évoqués précédemment.

 

S’agissant du sujet de la fusion DRIRE/DIREN les organisations syndicales ont également exigé d’être tenues informées car des informations circulent sur le fait que la réforme serait « enterrée » alors que dans les régions en cours de rapprochement les choses avancent à pas cadencés.

 

La directrice voyant la situation se durcir à nouveau a pris note de la position syndicale et, bon gré mal gré, a accepté de reporter la discussion sur VT 2005 et d’engager le dialogue sur le sujet de la fusion DRIRE/DIREN.

 

Elle indique qu’une réunion, dite d’arbitrage, s’est tenue le 12 février dernier au cabinet du Premier ministre pour déterminer l’orientation à donner à ce dossier. Cette réunion s’est tenue en présence des ministres F. LOOS, N. OLLIN, des membres de leur cabinet, de la secrétaire générale du ministère de l’intérieur et du chef de cabinet du Premier ministre.

 

Il aurait été souligné, selon la directrice, que « … le sujet de la fusion était un bon sujet, un sujet pertinent justifié au sens de la réforme de l’État … » tout en relevant que ce dossier comportait des points difficiles qui méritaient d’être approfondis comme, le choix du pilotage de la future entité fusionnée et l’aspect de gestion des personnels.

 

S’agissant du calendrier de mise en œuvre, la directrice confirme qu’à ce stade il est impossible de faire passer les textes réglementaires d’ici les prochaines échéances électorales.

 

Les organisations syndicales ont unanimement réagi à ces propos. Elles s’indignent en effet de constater qu’après avoir expérimenté pendant 18 mois, avoir pris l’initiative d’engager le processus de fusion dans 5 régions à l’issue d’une première évaluation, les ministres découvrent seulement maintenant ces deux préoccupations (pilotage et aspects de GRH) alors que depuis le début ces deux des points sont considérés par les personnels comme des points de blocage.

 

Les organisations syndicales se disent scandalisées car, si ces deux aspects essentiels pour les personnels avaient été pris en considération dès le départ, des avancées auraient pu sans nul doute être trouvées. Elles relèvent par ailleurs que sur le plan juridique la situation des 5 régions en cours de rapprochement est particulièrement délicate en sachant qu’une des 5 régions expérimente sans directeur (PACA) et qu’en Aquitaine, région non expérimentatrice, un directeur commun DRIRE/DIREN a été nommé (c’est n’importe quoi !!!).

 

Il est enfin dénoncé l’attitude des directeurs (ou de leurs intérims !) de ces 5 régions qui exercent des pressions sur les agents afin de les contraindre à participer aux différents groupes de travail lancés pour mettre en œuvre le chantier.

 

Les organisations syndicales exigent en conséquence qu’un moratoire soit décrété, en particulier dans les 5 régions évoquées, jusqu’à ce que le futur gouvernement fixe ses orientations. Les organisations syndicales craignent à ce sujet, au regard des différents programmes annoncés par les candidats, que les DRIRE ne se retrouvent en grand danger à l’issue des élections. Pour les organisations syndicales un éclatement des DRIRE est absolument inenvisageable???. 

 

La directrice répond que, malgré les différences d’appréciation entre les ministres (pilotage de la future structure notamment) et dans l’attente de modalités opérationnelles, le processus devait continuer sans accélération ni décélération. Elle souligne que l’aspect GRH fait l’objet de toutes les attentions, notamment du ministre de l’industrie. Concernant l’aspect juridique elle précise que le processus lancé est un processus de rapprochement et non de fusion ce qui veut dire que rien ne pourra être engagé sans les textes réglementaires. Les projets de service et organigrammes élaborés en région sont donc inapplicables à ce stade (à bon entendeur ….).

 

 

 

En regard de ces constats les organisations syndicales considèrent que la situation n’est pas tenable et maintiennent leur demande de moratoire. Elles exigent que la pression soit relâchée vis à vis des agents des 5 régions en cours de rapprochement. Elles proposent que durant cette période (moratoire) des négociations s’ouvrent au plan national afin de définir les grands chantiers à mettre en œuvre, notamment en matière de GRH, tout en soulignant leur grande inquiétude vis à vis du manque de lisibilité sur l’aspect du pilotage.

 

Selon les organisations syndicales, les grandes orientations traitant de la gestion des personnels liées à la réforme doivent d’abord être définies au plan national pour être ensuite déclinées au plan régional et non le contraire.

Après presque deux heures d’information sur le sujet, les organisations syndicales dressent le constat que rien n’a bougé depuis le lancement de cette réforme, que les agents sont plus que jamais démotivés et s’interrogent sur les retours qui sont réellement faits au ministre sur cette affaire.

 

Il est répondu que la DARQSI est tenue de faire un point hebdomadaire de la situation au ministre de l’industrie qui semble être particulièrement attaché aux DRIRE et à leurs personnels.

 

Les syndicats en prennent acte, mais, au regard de la situation de quasi-blocage actuel, ils aimeraient pouvoir s’entretenir en direct avec lui pour lui faire part du sentiment général des agents sur le projet de fusion.  

 

A la fin de la réunion, chacun était resté sur ses positions, la DARQSI continue sur sa lancée en attendant les nouvelles modalités opératoires que doit lui communiquer le ministre, les organisations syndicales exigent quant à elles un moratoire et proposent de mettre à profit cette période pour entamer des négociations sur les différents aspects ayant trait à la GRH.

 

Avant de se quitter la date du 19 avril 2007 a été retenue pour se revoir en commission de suivi VT 2005. L’accent a été mis pour que des réponses précises soient apportées aux nombreuses questions traitant de ce sujet.

 

Conclusions :

La réunion proposée était une réunion alibi pour tenter de renouer le dialogue. De ce point de vue on peut considérer que c’est à peu près réussi, tout le monde ayant fait un pas vers l’autre.

VT 2005 n’est pas terminé, une commission de suivi est programmée.

La situation sur le sujet de la fusion reste en revanche bloquée, les syndicats exigent un moratoire alors que la DARQSI affiche la volonté de continuer, sans compter que l’une des principales préoccupations des personnels n’est toujours pas tranchée, à savoir le pilotage.

Dans la mesure où les textes réglementaires ne pourront pas être pris avant les futures échéances électorales, cette situation de blocage apparaît aux syndicats totalement inutile. Des propositions constructives ont été faites par les syndicats, à l’administration, voire au ministre de prendre une décision afin que le dialogue social puisse reprendre efficacement.

 

Ont participé à cette réunion pour le SUI : J.P FRILEUX, C. CRAIPEAU, J. BOULEAU, P. LONGE, J.J HUET et T. GODINEAU

 

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